Turquie : les médias, cible de la justice

Turquie, presse Copyright de l’image AFP
Image caption Les journalistes sont dans le collimateur de la justice turque, comme certains universitaires et chefs de l'armée.

Les autorités turques ont lancé des mandats d'arrêt contre plus de 40 journalistes, après avoir mené des représailles contre des fonctionnaires et des chefs de l'armée.

Le célèbre journaliste Nazli Ilicak fait partie de ceux qui sont visés par les autorités.

Il est licencié depuis trois ans par le journal pro-gouvernemental "Sabah" pour ses critiques envers certains membres du gouvernement accusés de corruption.

A la suite du coup d'Etat manqué de la nuit du 15 au 16 juillet, plusieurs médias ont été fermés en Turquie.

Des milliers de fonctionnaires soupçonnés d'avoir soutenu le putsch ont été renvoyés.

Des universitaires en font partie.

Image caption Soupçonnées d'être impliquées dans le coup d'Etat manqué, des milliers de personnes ont été arrêtées, y compris dans l'armée.

Une centaine de généraux considérés comme des putschistes ont été inculpés la semaine dernière.

La Turquie a prévu de rétablir la peine de mort, dans la foulée des poursuites menées contre des auteurs présumés du putsch.

Les négociations en vue de l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne seront suspendues si ce pays tient à réintroduire la peine de mort dans ses lois, a averti Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne.

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