Bosco Ntaganda: « je suis prêt à mourir »

Bosco Ntaganda est poursuivi pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis en Ituri Copyright de l’image AFP
Image caption Bosco Ntaganda est poursuivi pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis en Ituri

Bosco Ntaganda a entamé le 7 septembre 2016 une grève de la faim pour protester contre une décision des juges de la Cour Pénale Internationale.

Poursuivi pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis en Ituri, dans l'est de la République Démocratique du Congo, en 2002 et 2003, l'ancien milicien congolais refuse de se rendre à son procès, entamé il y a un an à La Haye.

« Je suis un révolutionnaire » et « je suis prêt à mourir », a déclaré Bosco Ntaganda depuis sa cellule, par vidéo conférence.

Les trois magistrats de la CPI avaient reconduit des mesures de restrictions imposées à l'accusé, alors qu'il était soupçonné d'avoir interféré avec des témoins de l'accusation, via un intermédiaire, contacté depuis sa cellule par téléphone.

Ses contacts avec l'extérieur sont étroitement surveillés. Il ne peut communiquer avec sa femme et sa mère que deux heures par semaine. Bosco Ntaganda se plaint d'autre part de ne pas avoir de visite de ses sept enfants, depuis sa reddition à l'ambassade des Etats-Unis au Rwanda, puis son transfèrement à La Haye, en mars 2013. Le greffe tente d'obtenir passeports et visas pour permettre une telle visite dans les plus brefs délais, mais l'ex-chef de guerre assure avoir "perdu espoir".

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Image caption La procureure de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda

De son côté, l'accusation a dénoncé « une manipulation » de l'accusé, qui chercherait à prendre la Cour « en otage » pour faire céder les juges. L'accusation, qui a déjà fait venir une trentaine de témoins à la barre et devrait poursuivre la présentation de ses preuves durant toute l'année 2017.

Rappelons que Bosco Ntaganda est poursuivi pour des meurtres, des viols, des pillages, et l'enrôlement d'enfants de moins de 15 ans au sein des FPLC, l'une des milices actives en Ituri en 2002 et 2003. Des accusations que l'accusé, surnommé, « Terminator », nie en bloc.

Les juges doivent maintenant décider s'ils poursuivent ou non le procès en l'absence de l'accusé.