La transition s'organise en Gambie

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Image caption Adama Barrow à Talinding, le 29 novembre

Adama Barrow a rencontré samedi 3 décembre 2016 des responsables de sa coalition et le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en Afrique de l'Ouest et au Sahel, Mohamed Ibn Chambas.

Les discussions "se sont très bien passées, nous examinons la voie à suivre", a déclaré Mme Isatou Touray, une militante des droits des femmes qui avait retiré sa candidature à l'élection présidentielle pour soutenir celle de M. Barrow.

Selon elle, le problème "le plus urgent" évoqué est celui des prisonniers politiques, dont l'opposition, les organisations de défense des droits de l'homme et les Nations unies réclament la libération.

Parmi ces détenus figurent le chef du principal parti d'opposition, Ousainou Darboe, incarcéré depuis avril pour avoir manifesté contre la mort de l'opposant Solo Sandeng.

Selon Mme Touray, les prisonniers politiques pourraient être relâchés "la semaine prochaine".

L'ONU se dit "disposée à travailler avec les Gambiens pour établir une Commission vérité et réconciliation", a affirmé M. Chambas, refusant toutefois de se prononcer sur d'éventuelles poursuites contre Yahya Jammeh, le président sortant.

Dans un entretien avec des médias français, samedi, Adama Barrow a assuré qu'il ne mènerait pas de "chasse aux sorcières contre personne".

Le président gambien élu, qui prendra ses fonctions en janvier, est le troisième président de l'histoire de la Gambie en 51 ans d'indépendance de cette ex-colonie britannique, après Dawda Jawara et Yahya Jammeh.

C'est le début d'une nouvelle ère pour la Gambie, après 22 ans de pouvoir sans partage de Yahya Jammeh.

M. Jammeh a reconnu sa défaite à la surprise générale.

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