Expulsions de migrants par l'Algérie: le Mali veut une enquête

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Image caption Des migrants subsahariens bloqués en Algérie

Plus de 260 Maliens, expulsés d'Algérie lors d'une vaste opération visant des migrants africains, sont arrivés à Bamako dans la nuit de dimanche à lundi. Certains d'entre eux ont accusé les forces de sécurité algériennes de violences.

L'acheminement des expulsés d'Alger à la frontière nigérienne s'est effectué en bus, puis jusqu'à la capitale nigérienne, Niamey, dans "des camions qui généralement ramassent du sable selon des migrants.

Certains de ces Maliens expulsés ont affirmé avoir été dépouillés de leur argent ou de leur téléphone portable lors de leur expulsion.

"Nous demandons une enquête au sujet des cas de décès annoncés pour avoir confirmation ou infirmation de cette information", a déclaré à l'AFP le délégué général des Maliens de l'extérieur, Issa Sacko. "On déplore effectivement le traitement qui a été infligé à nos compatriotes", a-t-il ajouté.

Les rapatriements forcés de migrants africains arrivés par milliers en Algérie sont fréquents depuis que la Libye voisine - jusqu'alors base de départ privilégiée pour traverser clandestinement la Méditerranée - est en proie au chaos.

Ils sont généralement arrêtés dans les grandes villes méditerranéennes du Nord, puis convoyés par bus jusqu'à un centre d'accueil à Tamanrasset avant d'être aiguillés vers leurs pays respectifs. Ces opérations sont supervisées par le Croissant-Rouge algérien.