RDC: le mouvement citoyen filimbi rejette le dialogue

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Image caption Le mouvement citoyen filimbi en conférence de presse

Le mouvement citoyen Filimbi réclame toujours le départ du Président Joseph Kabila . Ce mardi encore ses militants ont manifesté pour que le Chef de l'Etat respecte la constitution du pays. Cinq jeunes protestataires ont été arrêtés par les forces de l'ordre selon William Bandoma l'un des leaders de ce mouvement citoyen.

Joint par la BBC, ce jeune de la société civile congolaise avertit : « nous n'allons pas reconnaitre les conclusions issues de cette rencontre initié par les évêques de l'Eglise catholique réunis au sein de la conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO). Nous demandons le départ de Joseph Kabila car son mandat prend fin le 19 décembre prochain. Et ça, ce n'est pas négociable » poursuit-il.

Pour l'instant aucun n'accord n'est encore trouvé entre pouvoir et opposition. Le dialogue va d'ailleurs se poursuivre sans le Mouvement de libération du Congo (MLC). Ce parti a confirmé ce mardi sa décision de retrait des discussions directes" organisées sous l'égide de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), indique un communiqué signé par sa secrétaire générale Ève Bazaiba.

Mme Bazaiba a justifié cette décision par la position qu'elle juge "hégémonique" du Rassemblement, coalition d'opposition formée autour de l'opposant historique Étienne Tshisekedi.

Le MLC est la formation de l'ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba, détenu depuis 2008 à La Haye et condamné en juin à 18 ans de prison par la Cour pénale internationale (CPI) pour une vague de meurtres et de viols commis en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003 par le MLC, du temps où il était une milice.