La grève qui paralyse Conakry

La violence a secoué les rues de Conakry, comme ici dans le quartier de Bambeto, à Conakry Copyright de l’image Aboubakarr Diallo
Image caption La violence a secoué les rues de Conakry, comme ici dans le quartier de Bambeto, à Conakry

De jeunes manifestants ont affronté lundi les forces de l'ordre à l'aide de jets de pierres et de bombes lacrymogènes, paralysant les axes routiers de Conakry, la capitale guinéenne.

La majorité des routes sont restés fermées, la circulation et les commerces clos suite à un appel à manifester lancé par un collectif d'étudiants.

De nombreuses sources locales ont fait état de plusieurs victimes et de blessés mais aucune information n'a pu être confirmée par les autorités.

La situation a suscité de vives indignations, notamment sur les réseaux sociaux où de violentes images se sont propagées toute la journée.

Mouvement de grève

Les syndicats des enseignants ont lancé un mot d'ordre de grève il y a environ 13 jours pour dénoncer une nouvelle grille salariale jugée défavorable. L'indice de salaire a baissé, passant de 1030 à 750.

Les étudiants ont bénéficié d'un congé anticipé et depuis, les écoles sont fermées.

Le collectif d'étudiants réclame aujourd'hui l'ouverture des classes avec un slogan scandé avec force : OuvrezLesEcoles. Cette campagne est également relayée sur les réseaux sociaux avec le hashtag #OuvrezLesEcoles.

Négociations

Malgré "quelques acquis" les négociations entre le gouvernement et les mouvements syndicaux n'ont pas permis la "levée de la grève" annoncée dimanche par communiqué.

La cellule de communication des syndicats de l'éducation a annoncé la poursuite de la grève jusqu'à la satisfaction totale des revendications.

C'est seulement sous cette condition que les écoles rouvriront et que les étudiants reprendront le chemin des classes.

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