Cpi : reprise du procès Ongwen

Dominic Ongwen lors de son procès ce lundi à la Haye Copyright de l’image Getty Images
Image caption Dominic Ongwen lors de son procès ce lundi à la Haye

Le procès de Dominic Ongwen a repris lundi devant la Cour pénale internationale après trois semaines de suspension.

C'est un témoin protégé, dont l'identité reste secrète, qui a fait sa déposition au procès de Dominic Ongwen. Selon lui, certains commandants n'attendaient pas les ordres de leur chef. "Ils voulaient plaire à Kony, l'impressionner pour gagner une promotion", a dit le témoin.

"Ceux-là montaient très haut, dans la hiérarchie de la LRA. Comme Dominic Ongwen", soutient-il. Le témoin a aussi évoqué les écoutes réalisées par l'armée ougandaise pendant la guerre.

Le procureur a prévu d'appeler plusieurs autres témoins pour évoquer ces interceptions. Pour l'accusation, elles prouvent la responsabilité du commandant Ongwen, notamment dans les attaques de camps de déplacés.

Mais la défense est convaincue que Dominic Ongwen est une victime dans la mesure où il avait été enlevé par l'Armée de Joseph Kony lorsqu'il était enfant.

Troubles mentaux

Ses avocats estiment en outre qu'il souffre de troubles mentaux. Dans une décision rendue la semaine dernière, basée sur une expertise psychiatrique, les juges ont affirmé qu'il était apte à subir son procès.

Ils admettent qu'il avait des problèmes mentaux depuis son arrivée en prison, début 2015. L'ancien commandant de l'Armée de résistance du Seigneur est accusé de crimes contre l'humanité commis en Ouganda entre 2002 et 2004.

Plusieurs témoins ont déjà raconté à la barre de la Cour la manière dont la LRA a été mise sur écoute.

Grâce à l'analyse de ces interceptions, le procureur espère prouver que l'ancien enfant soldat, Dominic Ongwen, était devenu au fil de la guerre l'un des commandants les plus redoutés de la milice.