Maroc : négociations pour un nouveau gouvernement

Saad-Eddine El Othmani, le nouveau Premier ministre, en consultation pour la formation du nouveau gouvernement, donne une conférence de presse dans les locaux du PJD Copyright de l’image Getty Images
Image caption Saad-Eddine El Othmani, le nouveau Premier ministre, en consultation pour la formation du nouveau gouvernement, donne une conférence de presse dans les locaux du PJD

Le Premier ministre du Maroc a entamé mardi des négociations avec les principales formations politiques pour former un nouveau gouvernement et sortir de cinq mois d'impasse.

Saad-Eddine El Othmani a entamé mardi des consultations avec les principaux partis représentés au Parlement.

Il s'est entretenu avec des responsables de l'Istiqlal, troisième force politique aujourd'hui fragilisé par des déclarations controversées de son patron Hamid Chabat.

Le Premier ministre désigné a ensuite rencontré Aziz Akhannouch, devenu incontournable dans les négociations depuis qu'il a été porté au lendemain du scrutin d'octobre à la tête du Rassemblement national des indépendants (RNI), un parti libéral surtout composé de notables et de technocrates.

M. El Othmani devait poursuivre ses consultations ce mardi avec les dirigeants du Parti authenticité et modernité (PAM), arrivé en deuxième position au scrutin, du Mouvement populaire (MP), du Parti du progrès et du socialisme (PPS) et de l'Union socialiste des forces populaires (USFP).

Selon la presse locale, Mohammed VI a accordé à Saad-Eddine El Othmani un délai de 15 jours pour former son gouvernement.

Après cinq mois d'intenses négociations, M. Benkirane, le prédécesseur du nouveau Premier ministre, n'était pas parvenu à rassembler les 198 sièges minimum à même de lui assurer un vote de confiance au Parlement, où son parti avait décroché 125 sièges.

Ses négociations avec le milliardaire et ministre sortant de l'Agriculture, Aziz Akhannouch, que l'on voit souvent aux côtés du roi, avaient rapidement tourné au bras de fer, plongeant le pays dans une crise politique inédite.

Il était alors limogé par le roi qui avait confié au numéro deux du parti la mission de former un gouvernement, pour ainsi "dépasser la situation d'immobilisme actuelle".

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