Corruption en Afrique : Mo Ibrahim en colère

Mo Ibrahim fustige les complices de la corruption en Afrique.
Image caption Mo Ibrahim, 70 ans, est un philanthrope, milliardaire anglo-soudanais qui a bâti sa fortune (plus de 2 milliards de dollars) sur la téléphonie mobile.

Du 6 au 9 avril s'est tenu à Marrakech, dans le sud du Maroc, le forum de la Fondation Mo Ibrahim qui célébrait son dixième anniversaire.

L'homme d'affaires anglo-soudanais a saisi cette occasion pour dénoncer le comportement de certains hommes politiques et hommes d'affaires français qui seraient selon lui, à la base de la corruption en Afrique.

"Il faut se demander qui sont les complices de la corruption en Afrique, ces hommes d'affaires qui corrompent les leaders africains.

La France a introduit des lois anti-corruption il y a soixante ou soixante-dix ans.

Mais combien de Français impliqués dans des affaires de corruption en Afrique sont passés devant des tribunaux? Zéro. Les leaders africains se corrompent-ils seuls?"

A ironisé l'ancien magnat des télécommunications, aujourd'hui âgé de 70 ans.

Pour lui le développement du continent africain doit impérativement passer par le respect de l'Etat de droit, la sécurité des citoyens, le développement équitable, la qualité de la santé et le respect des droits des Africains, indépendamment de leur sexe, de leur ethnie, de leur religion ou de leur orientation sexuelle.

Chaque année, personnalités politiques et celles du monde des affaires, se réunissent pour le week-end de la Fondation Mo Ibrahim afin d'identifier les enjeux politiques clés du continent.

Parmi les participants, figuraient notamment le milliardaire nigérian Aliko Dangote, l'ancien secrétaire général de l'ONU Kofi Annan, le patron de la Banque africaine de développement Akinwumi Adesina ou encore l'ancien président allemand Horst Köhler.

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