RDC : l'armée dément avoir commis des exactions

Un militaire congolais en garde à Beni 19 aout. Copyright de l’image Getty Images
Image caption Un militaire congolais en garde à Beni 19 aout.

L'armée affirme avoir reconquis une demi douzaine de localités du territoire de Lubero, dans la province du Nord-Kivu, dans l'est de la République Démocratique du Congo.

Des miliciens Maï-Maï occupaient cette zone et dix d'entre eux ont été tués lors des affrontements dans la nuit de mercredi à jeudi, a fait savoir le Lieutenant Jules Ngongo, l'un des porte-parole de l'armée congolaise.

En une semaine d'offensive, au total une trentaine de miliciens ont été abattus, indique un bilan de l'armée.

"Nous avons récupéré et pacifié toutes ces localités. J'appelle tous les combattants Maï-Maï à déposer les armes afin de ne pas se faire tuer pour rien", a déclaré le lieutenant Jules Ngongo.

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Mais la société civile affirme que onze civils ont également perdu la vie au cours de ces combats.

La société civile dénonce également des bavures qui auraient été commises par les forces loyalistes.

" Le degré de confiance avec les forces loyalistes tend à diminuer. Il y a des tueries des civils, des pillages et des extorsions. Les militaires accusent la population d'avoir collaboré avec des combattants Maï-Maï", a déclaré Georges Kasongo, président de la société civile de Lubero.

L'armée dément toute implication dans ces exactions. Elle assure qu'elle va faire le tri entre les civils complices des miliciens et les autres, considérés comme innocents.

Depuis deux décennies le Nord-Kivu est en proie à des violences endémiques. Malgré des tentatives de pacification, des dizaines de groupes armés nationaux et étrangers se disputent le contrôle de cette région riche en ressources naturelles.