Fin du bras de fer entre le Tchad et Glencore

Le président Tchadien Idris Deby Copyright de l’image Getty Images
Image caption Le président tchadien Idriss Deby

Les deux parties ont conclu un accord en vue de la restructuration de la dette de Ndjamena vis-à-vis du leader mondial du négoce des matières premières.

Cet accord est un soulagement pour le Tchad. Selon son ministre chargé des finances et du budget, cette dette devenait insupportable pour les finances du pays, qui est déjà affecté par une grave crise économique.

Abdoulaye Sabré Fadoul explique dans un communiqué que l'arrangement conclu mercredi à Paris a été obtenu après d'âpres et longues discussions entre les deux parties.

L'accord porte sur une restructuration globale de la dette tchadienne vis-à-vis de Glencore. La dette est évaluée à près d'un milliard de dollars et demi de dollars.

Sa restructuration permet, selon les autorités de Ndjamena, de garantir la soutenabilité de la dette extérieure du pays et d'assurer le financement de son programme triennal avec le Fonds monétaire international.

En 2014, le Tchad a emprunté près d'un milliard et demi de dollars auprès de la société anglo-suisse, afin de racheter les intérêts financiers de Chevron dans le secteur pétrolier.

Le remboursement de cet emprunt devait se faire sur les revenus pétroliers, mais le Tchad traverse depuis lors une profonde crise économique liée à la chute des cours du pétrole, qui a commencé à se ressentir en 2014.

Conséquence de cette crise, le gouvernement a coupé de moitié les primes ou indemnités des fonctionnaires début janvier, entraînant une grogne sociale.

Le pays a connu une grève générale du service public et des manifestations systématiquement interdites par les autorités.