Got a TV Licence?

You need one to watch live TV on any channel or device, and BBC programmes on iPlayer. It’s the law.

Find out more
I don’t have a TV Licence.

Points clés

  1. En novembre 2014, des militaires de Bouaké ont déclenché une mutinerie pour exiger le paiement d'une prime de 12 millions de francs CFA
  2. Ce mouvement de protestation s'est ensuite étendu à Abidjan, la capitale économique, et d'autres villes du pays.
  3. Le 7 janvier 2017, les protestations reprennent à Bouaké, Abidjan et Man
  4. Le 8 janvier, le président Ouattara annonce un "accord pour la prise en compte des revendications relatives aux primes et à l'amélioration des conditions de vie des soldats"
  5. Dans la foulée, il démet de leurs fonctions les chefs de l'armée, de la gendarmerie et de la police
  6. Le 13 janvier, un accord final est trouvé entre des militaires mutins et le gouvernement après de nouvelles tensions
  7. Le 17 janvier, quatre personnes sont tuées à Yamoussoukro, la capitale administrative, dans une manifestation de militaires
  8. Le 18 janvier, gendarmes, soldats, gardiens de prison et douaniers tirent en l'air dans plusieurs villes, et notamment dans le port d'Abidjan
  9. Le 11 mai, un représentant de soldats annonce renoncer aux revendications financières, lors d'une cérémonie en présence du président Ouattara et d'autres soldats.
  10. Des soldats réclament le versement de reliquats des primes dans les rues d'Abidjan, de Bouaké et Korogho en tirant des coups
  11. Le 13 mai, un homme blessé par balle la veille décède à Bouaké, contrôlée par les militaires qui tiennent aussi Korhogo
  12. Le 15 mai, les mutineries se poursuivent à Bouaké mais aussi à Abidjan, où de nombreux tirs sont audibles en provenance des deux camps militaires d'Akouedo
  13. Le 16 mai, les soldats mutins ont accepté l'accord du gouvernement et ont regagné les casernes

Le direct

time_stated_uk

"Un accord secret-défense"

Un autre porte-parole mutin, le sergent Sidick, a déclaré que l'accord trouvé avec le gouvernement était classé "secret défense".

 Mais dans l'entourage des mutins, on indiquait qu'ils avaient obtenu la pleine satisfaction de leurs revendications avec le paiement de 5 millions de FCFA (7.500 euros) payés tout de suite et 2 millions en juin.

Situation calme à Bouaké

Bouaké
BBC
Bouaké
Bouaké
BBC
Bouaké
Bouaké
BBC
Bouaké
Bouaké
BBC
Bouaké

Les soldats regagnent les casernes

Les soldats mutins ivoiriens ont accepté l’accord du gouvernement. Ils sont retournés dans les casernes mardi après quatre jour de révolte qui ont plongé le pays dans l’incertitude.

"On a trouvé un terrain d'entente. On va retourner en caserne. C'est terminé", a affirmé le sergent Cissé Fousseni, un des porte-parole du mouvement à Bouaké (centre), coeur du mouvement de mutinerie.

Les soldats mutins ivoiriens ont accepté l’accord du gouvernement.
AFP
Les soldats mutins ivoiriens ont accepté l’accord du gouvernement.

Des soldats mutins témoignent à la BBC

Des militaires ivoiriens témoignent après l'accord trouvé entre eux et le gouvernement.

Retour au calme à Abidjan et Bouaké

La situation est calme mardi matin à Abidjan et Bouaké, les deux principales villes de Côte d'Ivoire.

Lundi soir, le le gouvernement a annoncé un accord avec les soldats dont la mutineries a secoué le pays depuis vendredi.

Les tirs en l'air, omniprésents la veille aux alentours des camps militaires à Abidjan et Bouaké avaient cessé.  

Le calme est revenu mardi matin à Abidjan
AFP
Le calme est revenu mardi matin à Abidjan

Côte d’Ivoire: les mutins acceptent l’accord

C’est en novembre 2016 des militaires de Bouaké ont déclenché une mutinerie pour exiger le paiement d'une prime de 12 millions de francs CFA.
AFP
C’est en novembre 2016 des militaires de Bouaké ont déclenché une mutinerie pour exiger le paiement d'une prime de 12 millions de francs CFA.

Les soldats mutins ivoiriens ont accepté l’accord du gouvernement destiné à mettre un terme à la révolte militaire qui a plongé le pays dans l’incertitude pendant quatre jours.

Depuis vendredi matin, les soldats ont tiré en l’air dans leur camp et manifesté dans les rues des principales villes de la Côte d’Ivoire, Abidjan, Bouaké et Korhogo.

C’est en novembre 2016 des militaires de Bouaké ont déclenché une mutinerie pour exiger le paiement d'une prime de 12 millions de francs CFA.

Les mutins sont pour la plupart d'anciens rebelles qui ont occupé le nord de la Côte d'Ivoire à partir de 2002 lorsque le pays a été coupé en deux après un coup d'Etat manqué.

 En 2010-2011, ils avaient soutenu l'actuel président Alassane Ouattara pendant la crise post-électorale quand l'ancien président Laurent Gbagbo avait refusé de reconnaître sa défaite.

 8.500 d'entre eux avaient été intégrés dans l'armée.

Mutinerie: ce qu'en pensent les Ivoiriens

Un micro trottoir sur la mutinerie en Côte d'Ivoire

La Bad demande à ses employés de "rester chez eux"

La Banque Africaine de Développement (BAD) a demandé à ses employés "rester chez eux et de ne pas bouger. La situation sécuritaire" n'étant "pas claire pour le moment à Abidjan". Plusieurs entreprises ont aussi demandé à leur personnel de rester à la maison. 

La Banque Africaine de Développement (BAD) a demandé à ses employés "rester chez eux
AFP
La Banque Africaine de Développement (BAD) a demandé à ses employés "rester chez eux

« Le chef d’Etat-major général des armées lance un nouvel appel aux soldats indisciplinés et leur demande de libérer immédiatement les corridors, de retourner en caserne et de déposer les armes ».

Général Touré Sékou
Touré Sékou, chef d'Etat-major de l'armée ivoirienne
AFP
Touré Sékou, chef d'Etat-major de l'armée ivoirienne

Pas de cours au lycée français d'Abidjan

"En raison de tirs au camp d'Akouedo et du blocage des carrefours alentours, les cours n'auront pas lieu aujourd'hui au lycée Blaise Pascal et à l'école Jacques Prévert. Il est recommandé d'éviter tout déplacement dans ce secteur", a prévenu le consulat de France.  

Abidjan
AFP
Lycée français d'Abidjan

L'armée renonce à son assaut sur Bouaké

L'armée ivoirienne a renoncé à son assaut sur Bouaké après des pourparlers avec les mutins qui acceptent le paiement par tranches. 

 Les banques sont fermées à Abidjan et dans les grandes villes du pays.  

Les banques sont fermées à Abidjan et dans les grandes villes du pays.
AFP
Les banques sont fermées à Abidjan et dans les grandes villes du pays.

L'armée française protège les investissements de Bolloré

L'armée française encercle le siège de Bolloré à Abidjan, pas loin du palais présidentiel. 

L'investisseur français est très présent en Côte d'Ivoire.

Côte d'ivoire
AFP
Des militaires français

Qui sont les mutins

Les mutins sont pour la plupart d'anciens rebelles
AFP
Les mutins sont pour la plupart d'anciens rebelles

Les mutins sont pour la plupart d'anciens rebelles qui ont occupé le nord de la Côte d'Ivoire à partir de 2002 lorsque le pays a été coupé en deux après un coup d'Etat manqué.

En 2010-2011, ils avaient soutenu l'actuel président Alassane Ouattara pendant la crise post-électorale quand l'ancien président Laurent Gbagbo avait refusé de reconnaître sa défaite. 

8.500 d'entre eux avaient été intégrés dans l'armée. 

"Acte contraire à l'éthique militaire", selon le général Touré Sékou

Le général Touré Sékou, chef d'Etat major de l'armée ivoirienne, a affirmé dans un communiqué que les actes des mutins étaient contraires à l'éthique militaire.

Une intervention de l'armée est en cours contre certains militaires récalcitrants a declare hier le chef d'etat major de l'armee le general Sekou Toure 

Le général Touré Sékou, chef d'Etat major de l'armée ivoirienne
AFP
Le général Touré Sékou, chef d'Etat major de l'armée ivoirienne

Quelles sont les revendications des mutins

Les mutins réclament les reliquats des primes promises par le gouvernement après les mutineries de janvier . Ils voulaient des primes de 12 millions de francs CFA pour chacun d'eux .

Ils avaient obtenu le versement dès janvier de 5 millions (7.500 euros). 

Le gouvernement leur avait promis les 7 millions restants par tranche à partir de ce mois de mai. 

Ils avaient obtenu le versement dès janvier de 5 millions (7.500 euros).
AFP
Ils avaient obtenu le versement dès janvier de 5 millions (7.500 euros).

Les mutins tiennent Bouaké

A Bouaké, les entrées de la ville, "les corridors" sont aux mains des mutins depuis vendredi.

La circulation se fait au compte-goutte et .des tirs étaient aussi fréquents.

Les mutins n'hésitaient pas à multiplier des séquences avec des armes de gros calibres, effrayant une partie de la population.

D'autres soldats, armes en bandoulière sillonnent la ville en moto ou dans des voitures particulières  

Ces tirs ont généré depuis dimanche soir d'incessantes rumeurs sur l'attaque de la ville par les forces loyalistes.  

Le principal corridor qui mène à la ville avait été bloqué.

Le principal corridor qui mène à la ville avait été bloqué.
AFP
Le principal corridor qui mène à la ville avait été bloqué.

Des tirs à Abidjan et Bouaké

Dans la capitale économique Abidjan, de nombreux tirs étaient audibles en provenance des deux camps militaires d'Akouedo (est), formant la plus grande caserne du pays, selon une habitante qui réside entre les deux enceintes. 

A Bouaké, des tirs fréquents étaient audibles. Les mutins ont pris l'habitude de tirer en l'air pour montrer leur mécontentement à propos de primes non payées.  

Des mutins dans les rues d'Abidjan
AFP

Reprise des mutineries

Des tirs nourris étaient entendus lundi au petit matin à Abidjan, selon des habitants, et Bouaké, épicentre de la mutinerie de soldats ivoiriens qui a été relancée.