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Des dizaines d’éléphants massacrés

27 Février, 2012 - 12:40 GMT
Eléphants massacrés

Plus 200 éléphants, sur une population d’environ 400 pachydermes, ont été abattus par des braconniers, dans le nord du Cameroun, près de la frontière tchadienne.

Les besoins croissants du marché asiatique en ivoire, la circulation des armes légères en Afrique centrale, sont à l’origine de ce massacre sans précédent.

Passé l’émoi et la consternation, le public cherche encore à comprendre comment autant d'éléphants ont été facilement massacrés dans le parc de Bouba Ndjida, à 140 kilomètres au sud-est de Garoua (Nord) dans une zone située près de la frontière tchadienne.

Une enquête a été ouverte. Mais tout se serait passé en début janvier. Une armée de braconniers d’environ une cinquantaine d’individus puissamment armées de kalachnikov visiblement bien renseignée, et bien organisée, serait venue du Soudan via le Tchad voisin.

Des complicités locales, l’insuffisance des garde-chasses du reste mal équipés, l’hostilité des populations locales à l’égard des éléphants, perçus comme véritables dangers pour les hommes et les cultures, sont autant de facteurs qui ont favorisé le massacre.

A cela s’ajoutent l’isolement et l’enclavement d’une vaste région souvent livrée aux coupeurs de route.

Les braconniers sont intéressés uniquement par les défenses d’éléphants. Les carcasses sont abandonnées, à la grande joie des populations.

Plus de 200 éléphants, sur une population d’environ 400 pachydermes contre un millier, il ya une vingtaine d’année, ont été tués.

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