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Mali : l'ultimatum de la Cedeao

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30 Mars, 2012 - 05:37 GMT
Manifestation en faveur de la junte militaire malienne

Trois jours pour quitter le pouvoir. C'est l'ultimatum lancé par les dirigeants de la Cedeao aux putschistes maliens, et ce sous peine de sanctions, après que des manifestations de soutien à la junte ont empêché la délégation de chefs d'Etat d'atterrir à Bamako.

La délégation des chefs d’Etat de la Cedeao qui devait se rendre hier à Bamako pour rencontrer la junte militaire malienne s’est finalement retrouvée à Abidjan.

Pour des raisons de sécurité, les dirigeants de la Côte d’Ivoire, du Bénin, du Burkina Faso, du Libéria et du Niger ont tenu une réunion à l’aéroport Félix Houphouët Boigny toute l’après-midi.

En conclusion, la Cedeao menace la junte militaire malienne de sanctions s’il elle ne restaure pas l’ordre constitutionnel dans les 72 heures.

Menace de sanctions

La Cedeao menace de prendre une large série de sanctions contre le comité national de redressement pour la démocratie et de la restauration de l'Etat, s'il ne rétablit pas l’ordre constitutionnel dans les trois jours.

L’objectif de ces sanctions serait d’étouffer le Mali financièrement, économiquement et diplomatiquement afin d'obliger la junte à obéir aux décisions prises mardi par la conférence extraordinaire de la Cedeao.

Le communiqué final enjoignait les militaires maliens de prendre des mesures immédiates pour le rétablissement de l’ordre constitutionnel.

Il autorisait également la montée en puissance de la force en attente de la Cedeao.

Quant aux rébellions du nord du Mali, les chefs d’Etat réunis hier à Abidjan ont renouvelé leur engagement à soutenir le pays pour la défense de son intégrité territoriale, dès le retour à l’ordre constitutionnel.

La Cedeao demande un cessez-le-feu immédiat. Elle précise aussi qu’elle n’exclue pas l'usage de la force pour arriver à ses fins.

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