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Visite à Paris du président du Burundi

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11 Mars, 2013 - 14:49 GMT
La cour du palais de l'Elysée

Pierre NKURUNZIZA a été reçu lundi par son homologue français, François Hollande. Au cours des entretiens il a été beaucoup question de sécurité, comme presque à chaque fois quand le président français François Hollande reçoit un président africain.

Sécurité d'abord dans la région des Grands lacs.

François hollande a évoqué la situation troublée dans l'est de la république démocratique du congo, une zone frontalière du Burundi.

La France souhaite un renforcement de la capacité militaire de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco).

Il existe un projet de création d'une force d'intervention rapide au sein de la Monusco.

A propos de la participation du Burundi à l'Amisom, la force africaine déployée en Somalie, François Hollande a salué le courage des soldats burundais qui, depuis 2007, contribuent au retour de la stabilité dans ce pays.

"Cet engagement porte ses fruits et a permis la libération de la capitale Mogadiscio et réduit l'emprise des shebab", s'est félicité le président de la République.

Enfin au sujet du Mali, François Hollande a remercié Pierre NKURUNZIZA pour sa volonté d'envoyer un contingent, peut être 800 hommes, pour participer aux opérations de la Mission internationale de soutien au Mali.

"Une nouvelle illustration de l'engagement du Burundi pour la sécurité du continent africain", selon le communiqué.

A l'issue de la visite, le Burundi et la France vont adopter une déclaration commune définissant les priorités de la coopération entre les deux pays.

Le Burundi va aussi être inscrit sur la liste des pays prioritaires de l'aide française.

Quant à la transition politique, sujet sensible, le président français s'est contenté de noter que des efforts était engagés en ce sens et il a salué la libération d'un journaliste radio, qui est intervenue, juste avant la visite à Paris du chef d'Etat burundais.

Hassan Ruvaki, qui travaillait pour RFI était emprisonné depuis novembre 2911 et accusé de complicité avec un mouvement rebelle.

Il a été libéré pour "raisons de santé".

Des élections générales sont prévues au plus tard en août 2015, à l'échéance du dernier mandat du président Nkurunziza au terme de la condition.

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