RDC: trois ans de prison pour quinze manifestants

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Image caption Manifestation en RDC à la fin du mandat du Président Kabila

Quinze personnes ont été condamnées à trois ans de prison pour "rébellion" mercredi à Lubumbashi, dans le sud-est de la République démocratique du Congo, après des heurts lors des manifestations contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila.

Trente-quatre autres, jugées en même temps, ont été acquittées. Les 49 prévenus avaient été arrêtés le 22 décembre, au lendemain de deux jours de violences, lors du bouclage du quartier Matshipisha, situé au sud de Lubumbashi, deuxième ville du pays et fief de l'opposant en exil Moïse Katumbi.

Selon les chiffres donnés par la police, "200 à 250" personnes avaient été arrêtées, et 49 finalement traduites en justice.

Le commandant de la police pour la province du Haut-Katanga, le général Jean-Bosco Galenga, a fait état de six morts lors de ces violences, revoyant à la baisse le bilan de huit morts annoncé par la police nationale.

Le gouverneur de la province, Jean-Claude Kazembe, a fait porter la responsabilité des violences à plusieurs dizaines de "voyous venus de Mbuji-Mayi et Kananga", les deux grandes villes de la région du Kasaï (centre), dont est originaire l'opposant historique Étienne Tshisekedi.