Occupation nazie en France : Marine Le Pen choque

Contrairement à la stratégie de normalisation de son parti d'extrême droite, Marine Le Pen a choqué l'opinion lundi à 13 jours du premier tour de la présidentielle en jugeant que la France n'était pas "responsable" de la déportation de juifs sous l'occupation nazie.

Image caption Marine Le Pen, candidate de l'extrême droite française à la présidentielle de mai prochain

La candidate du front national qui veut redorer l'image de son parti longtemps affectée par les propos antisémites et révisionnistes de son père, Jean-Marie Le Pen, s'est attiré les foudres de plusieurs candidats, d'associations juives et d'Israël.

"Je pense que la France n'est pas responsable du Vel d'Hiv" à Paris - l'arrestation massive de juifs pendant la Seconde guerre mondiale en France-, a estimé dimanche la dirigeante de ce parti en constante progression depuis qu'elle en a pris la tête en 2011.

"Je pense que de manière générale, plus généralement d'ailleurs, s'il y a des responsables, c'est ceux qui étaient au pouvoir à l'époque, ce n'est pas LA France", a-t-elle poursuivi lors d'une émission.

En juillet 1942, plus de 13.000 juifs avaient été arrêtés à la demande des nazis et sur ordre du pouvoir français en place pendant l'occupation. Parqués au Vélodrome d'hiver, ils avaient été ensuite acheminés dans les camps d'extermination nazis.

La responsabilité de cette rafle a longtemps été attribuée aux responsables politiques en place pendant cette période.

Ce n'est qu'en 1995 que le président Jacques Chirac a reconnu la responsabilité de la France en tant qu'Etat dans ces évènements.

Marine Le Pen est en tête des intentions de vote pour le premier tour de l'élection présidentielle en France, prévu le 23 avril prochain.

Lire plus