Les filles de Chibok dans un centre de réhabilitation

Selon la ministre nigériane de la condition féminine les jeunes filles resteront dans ce centre, dans la capitale, Abuja. Copyright de l’image AFP
Image caption Selon la ministre nigériane de la condition féminine les jeunes filles resteront dans ce centre, dans la capitale, Abuja.

Au Nigéria, plus de 80 lycéennes récemment libérées par la secte islamiste Boko Haram ont été transférées dans un centre de réhabilitation à Abuja.

Elles ont eu un bref entretien avec les services de renseignements.

Les filles y rejoignent 24 de leurs camarades de Chibok libérés précédemment.

Selon la ministre nigériane de la condition féminine les jeunes filles resteront dans ce centre, dans la capitale, Abuja.

Elles y recevront un soutien psychologique et une attention médicale, jusqu'en septembre, a-t-elle précisé.

A la rentrée en septembre, elles seront envoyées dans des écoles à travers le pays.

Mais aux yeux de certains parents, ce centre de réhabilitation est une autre prison.

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La ministre Aisha Alhassan soutient que les filles qui voudront retourner chez leurs parents seront autorisées à le faire.

En avril 2014, 276 jeunes filles âgées de 12 à 17 ans avaient été enlevées à Chibok.

57 avaient réussi à s'échapper juste après.

Leur enlèvement avait provoqué une vague d'indignation mondiale, relayée sur Twitter sous le hashtag #BringBackourGirls.

Début mai, 82 lycéennes ont été libérées contre des prisonniers après de longues négociations.

21 autres avaient été libérées en octobre 2016 avec l'aide du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et de la Suisse, trois ont été retrouvées au cours des 12 derniers mois.

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