Des prostituées en silicones créent la polémique en France

Des poupées gonflables exposées dans un festival culturel du sexe en Chine en 2013 (illustration) Copyright de l’image Getty Images
Image caption Des poupées gonflables exposées dans un festival culturel du sexe en Chine en 2013 (illustration)

En France, une maison close proposant des poupées en silicones comme prostituées est au cœur de la polémique.

Des élus communistes au Conseil de Paris vont demander sa fermeture.

L'entreprise Xdolls propose depuis début février à ses clients des rencontres tarifées avec des poupées de taille presque humaine, dans un appartement discret.

Sur leur site internet, plusieurs poupées sont proposées et les prix varient 89 euros pour 1h en solo 149 euros pour 2h en solo, 120 euros pour 1H en couple.

Il faut ajouter 19 euros pour avoir l'option réalité virtuelle.

Copyright de l’image X Doll
Image caption Sofia, une des poupées proposées sur le site X Doll

L'établissement, ouvert sous le statut de "salle de jeux", "détourne la loi en proposant aux clients dans un lieu clos des prostituées en silicone", déplore le groupe communiste.

Il entend demander cette semaine à la Ville "d'étudier les procédures juridiques" en vue de le fermer.

Selon le président du groupe, Nicolas Bonnet-Oulaldj, ces poupées louées à l'heure "renvoient une image dégradée des femmes, avec des ambiances sonores qui peuvent évoquer le viol".

"Nous voulons une clarification par rapport à la loi", a-t-il ajouté.

La maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, a réagi déclarant que c'était "loin des préoccupations municipales".

"Vouloir interdire un commerce de fourniture d'objets sexuels, qui relève pourtant de la liberté individuelle entre adultes consentants, n'est pas légal", a réagi de son côté le président du groupe centriste Eric Azière.

"On étouffe en France de cette hyper-réglementation qui interdit tout, à commencer par le plaisir ... 50 ans après mai 68 ... c'est un comble !".

Sur le même sujet

Lire plus