Malala, les enjeux d'un retour au Pakistan

En 2012, elle avait survécu à un attentat des talibans qui avaient tiré sur le bus scolaire qui la ramenait de son école de Mingora, dans la vallée de Swat, au Pakistan. Copyright de l’image AFP
Image caption En 2012, elle avait survécu à un attentat des talibans qui avaient tiré sur le bus scolaire qui la ramenait de son école de Mingora, dans la vallée de Swat, au Pakistan.

La jeune activiste pakistanaise, Malala Yousafzai, Prix Nobel de la Paix en 2014, est retournée au Pakistan pour la première fois depuis sa tentative d'assassinat par des Talibans en 2011.

Malala, aujourd'hui âgé de 20 ans est une activiste des droits de l'homme, blessée par balle en 2012 en raison de son engagement pour la scolarisation des filles pakistanaises.

Dans un discours dans le bureau du Premier ministre, elle a déclaré avoir réalisé son rêve de retourner "sans peur" dans son pays. .

Les détails de ce voyage surprise sont gardés au secret pour des raisons de sécurité.

La télévision nationale a montré des images de son arrivée avec ses parents à l'aéroport d'Islamabad Benazir Bhutto, sous haute sécurité.

Le voyage doit durer quatre jours.

Des responsables de sa fondation voyagent aussi avec elle.

Il n'a pas été confirmé qu'elle ira dans sa ville natale de Swat, où vit une partie de sa famille.

Cette ville, située dans le nord-est du Pakistan, est un des fiefs des Talibans.

Les enjeux d'un retour au pays

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Image caption Pour certains Pakistanais,Malala est une source de grande fierté.

L'attentat contre Malala a causé un émoi international.

L'attaque contre le bus de son école est survenue à une époque de combats sanglants entre l'Etat pakistanais et les militants islamistes.

Son retour au pays témoigne du changement qui est intervenu au Pakistan depuis.

La sécurité s'est nettement améliorée ces dernières années, avec une réduction drastique du nombre d'attaques des talibans.

La nouvelle de sa venue a été accueillie avec enthousiasme.

Mais certains Pakistanais sont des détracteurs de Malala, favorisant des théories du complot.

Ils l'accusent notamment d'être un "agent des occidentaux" ou encore d'avoir "été attaquée" par la CIA.

En revanche, pour d'autres Pakistanais, Malala est une source de grande fierté.

Pourquoi a-t-elle été la cible des Talibans?

A 11 ans, Malala Yousafzai a commencé à écrire un journal intime anonyme pour BBC Urdu sur sa vie sous le régime des Talibans.

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Image caption La jeune pakistanaise est devenue une icône de la défense du droit des femmes à l'éducation.

Plus tard, elle est devenue une activiste pour la promotion de l'éducation des filles.

Elle a été délibérément attaquée dans le bus de son école. Elle avait 15 ans.

Les Talibans pakistanais avaient déclaré à l'époque qu'elle avait été ciblée pour avoir promu l'occident et sa culture dans la zone Pashtun.

Elle avait survécu à de graves blessures.

L'adolescente a subi des blessures graves lors de l'attaque et a dû se faire enlever une partie du crâne pour soulager l'enflure de son cerveau.

Après avoir reçu un traitement d'urgence dans un hôpital militaire au Pakistan, elle a été transportée en Angleterre pour un traitement plus poussé.

Malala admise à l'université d'Oxford

Que devient Malala ?

Depuis sa guérison, Malala a continué à défendre l'éducation des enfants et les droits des enfants à travers le monde.

En juillet 2017, elle a ouvert son compte Twitter lors de son dernier jour de lycée.

Malala était scolarisée dans un lycée de Birmingham, la deuxième ville du Royaume-Uni, où elle avait trouvé refuge avec sa famille en 2012 après avoir été très grièvement blessée par les talibans.

La jeune pakistanaise est devenue une icône de la défense du droit des femmes à l'éducation.

Elle a mis en place un fond avec son père Ziauddin, dans le but de "travailler pour un monde où chaque fille pourra étudier et diriger sans peur »

En 2014, elle est devenue la plus jeune personne à remporter le prix Nobel de la paix. Elle l'a remporté en même temps que l'activiste indienne Kailash Satyarthi pour leurs efforts en faveur des droits des enfants.

Elle continue le plaidoyer tout en poursuivant ses études à l'université Oxford.

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