Le procès de Ratko Mladic ajourné

Ratko Mladic Copyright de l’image AFP
Image caption Ratko Mladic, sous le coup de 11 chefs d'accusation de crimes de guerre plaide non coupable.

Ratko Mladic est accusé de génocides, crimes de guerres et crimes contre l'humanité pendant la guerre de Bosnie.

Ratko Mladic a "créé l'horreur" à Srebrenica. C'est ce qu'a expliqué l'accusation ce mardi, dans ses conclusions à l'ouverture du procès, avant l'ajournement.

Le procureur Peter McCloskey a montré aux juges des photos de charniers découverts à Srebrenica dans l'Est de la Bosnie en 1995.

Sur les photos on y voit des cadavres décomposés, des bouches ouvertes.

''Cet homme n'est pas mort paisiblement" lance le procureur.

Plus de 7.000 hommes et adolescents ont été tués à Srebrenica.

La réalité du massacre ne fait aucun doute, explique le procureur, qui va tenter de prouver la responsabilité criminelle du chef militaire des Serbes de Bosnie.

Dans un extrait vidéo montré à la Cour, on voit des civils en panique qui fuient la ville.

Sur les images, le général Mladic entre dans Srebrenica et félicité ses soldats, leur disant que l'heure de la revanche a sonné.

A l'intérieur du tribunal, dans le box des accusés, Ratko Mladic esquisse un sourire.

Souvent, il hoche la tête pour désapprouver les propos de l'accusation.

Dans la galerie du public, se trouve des mères et des veuves de Srebrenica, qui ont fait le déplacement à la Haye.

Ratko Mladic, âgé de 70 ans, plaide non coupable. Il dit avoir un alibi pour les 3 jours de massacres qui ont suivi.

L'accusation estime qu'il ne pouvait pas ignorer ce qu'il se passait.