Syrie: l’OTAN accroît la pression

Image caption Obama a mis en garde la Syrie sur l'usage de l'arme chimique.

L’OTAN est sur le point d’autoriser le déploiement de missiles Patriot pour protéger la Turquie d'éventuelles attaques venues de Syrie.

Les ministres des Affaires étrangères des 28 pays de l’Alliance atlantique se réunissent ce mardi à Bruxelles pour donner leur feu vert à la requête d’Ankara.

Il reviendra aux trois pays de l'Otan possédant des Patriot -Etats-Unis, Allemagne et Pays-Bas- de décider du nombre de batteries, de la date et de la durée de leur déploiement à la frontière de la Turquie avec la Syrie.

La Turquie avait demandé le déploiement des missiles après que des tirs d’artillerie venus de Syrie ont atterri en territoire turc.

Arme chimique

L’OTAN a par ailleurs mis en garde la Syrie que l'utilisation d'armes chimiques entraînerait une réaction internationale, faisant écho à un avertissement similaire du président Barack Obama.

"Le recours à des armes chimiques est et serait totalement inacceptable. Si vous commettez l'erreur tragique d'utiliser ces armes, il y aura des conséquences et vous en répondrez", a prévenu Barack Obama.

Les Etats-Unis sont "inquiets à l'idée qu'un régime de plus en plus assiégé réfléchisse à l'utilisation d'armes chimiques contre les Syriens", a renchéri le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney.

Un responsable américain a affirmé lundi que Damas était en train de mélanger les composants nécessaires à la militarisation du gaz sarin.

Damas a cependant réaffirmé "qu'elle ne fera pas usage de ce genre d'armes, si elle en possède, contre son peuple".

L'arsenal chimique syrien existe depuis plusieurs décennies et est considéré comme l'un des plus importants au Moyen-Orient.