Barack Obama est rentré à Washington

Le président des Etats-unis Barack Obama
Image caption Le président Obama prenant l'avion pour rentrer à Washintgon.

Barack Obama a écourté ses vacances en Hawaï et est rentré à Washington afin de reprendre les négociations avec l'opposition républicaine dans le but d'éviter ce que les Américains appellent la « falaise budgétaire ». Cette cure d'austérité forcée qui, en l' absence d'accord avant le 1er janvier, se traduirait automatiquement par des augmentations d'impôt et des coupes drastiques dans le budget fédéral.

Or, la Cour des comptes américaine prévient qu'une telle cure d'austérité pour réduire les déficits publics colossaux pourrait faire retomber les Etats-Unis dans la récession.

Barack Obama a laissé femme et enfants en Hawai pour retrouver le climat moins idyllique de Washington, en ce début d'hiver marqué par des négociations très serrées avec les Républicains.

Les élus démocrates et républicains du Congrès s'étaient fixés eux-mêmes la date-butoir du 31 décembrede manière à trouver la motivation pour adopter un plan destiné à réduire la dette publique de plus de 16 mille milliards de dollars, c'est-à-dire une dette superieure au Produit intérieur brut des Etats-Unis.

Avant Noël, Barack Obama et les Républicains avaient fait chacuns des concessions importantes.

Au grand dam de son aile gauche, le chef de la Maison Blanche avait ainsi accepté de réduire les dépenses de l'Etat, notamment en modifiant à la baisse le calcul des pensions versées par Social Security, le système universel et public de retraite.

Au grand dam de son aile droite, le Républicain John Boehner, président de la Chambre, avait, quant à lui, accepté d'augmenter les recettes de l'Etat, d'abord par l'élimination de niches fiscales, puis par la hausse des taux d'imposition, y compris sur les gros salaires.

Mais le temps presse, et avec moins de 4 jours avant d'arriver au bord de la fameuse « falaise budgétaire », Démocrates et Républicains campent sur leurs positions.

Barack Obama refuse d'augmenter les impôts des moins favorisés et des classes moyennes.

John Boehner refuse pour sa part des hausses d'impôts qui ne frapperaient que les plus hauts salaires.

Les deux camps parlent maintenant de se contenter d'un accord très partiel qui laisserait le soin de résoudre la crise de la dette au prochain Congrès, celui qui est issu des élections du 6 novembre dernier et qui commencera son mandat en janvier.

En cas d'absence de compromis d'ici le 1er janvier, une série de coupes dans les dépenses de l'Etat et d'augmentations d'impôst entrerait automatiquement en vigueur.

Cette « falaise budgétaire », portant sur plus de 600 milliards de dollars d'économies, pourrrait, selon la Cour des comptes americaine, plonger les Etats-Unis dans une nouvelle récession avec des répercussions sur l'économie mondiale.