Contraception forcée des Falashas

Les juifs ethiopiens se disent victimes de discrimination.
Image caption Les juifs ethiopiens se disent victimes de discrimination.

Le ministère israélien de la Santé a reconnu qu’un agent contraceptif a été administré aux femmes immigrées d'origine éthiopienne, sans leur consentement. C'est après la diffusion d'un reportage à la télévision israélienne que le scandale a éclaté.

Le ministère de la Santé a signé une directive officielle intimant l'ordre aux gynécologues à travers le pays d'arrêter ces pratiques tout en estimant que cette consigne "ne constitue pas une prise de position ni un constat des faits".

L'Etat hébreu a aussi ordonné l'ouverture d'une enquête pour déterminer le nombre de femmes concernées.

La pratique a commencé il y a huit ans avec comme objectif de limiter les naissances d'enfants d'origine ethiopienne.

Dans un reportage diffusé par une télévision israélienne, des immigrées éthiopiennes qui ont accepté de témoigner, affirment avoir été forcées d'accepter une injection contraceptive au risque de ne pas entrer en Israël.

Le taux de fécondité des femmes Ethiopiennes en Israël a baissé de 50% en 10 ans.

L'Association pour les droits civiques en Israël (ACRI) a demandé la "fin immédiate" de cette contraception forcée.

Quelque 120.000 juifs Ethiopiens vivent présentement en Israël dont 80.000 qui sont nés en Afrique.

Dans les années 1980 et 1990, l'Etat hébreu avait organisé une vaste opération qui avait permis à plus de 35.000 d'entre eux d'immigrer en Israël. Mais beaucoup d'entre eux se plaignent aujourd'hui d'une discrimination dont ils se disent victimes.