Pourquoi les Blancs "fuient" Londres

Londres connait un changement remarquable de sa population.
Image caption Londres connait un changement remarquable de sa population.

Quelque chose de remarquable se passe à Londres depuis le début de ce millénaire. Le nombre de personnes de couleur blanche a diminué de 620.000 ces douze dernières années, ce qui équivaut à la population entière de Glasgow, selon le dernier recensement.

Cela a pour conséquence de faire des Blancs la nouvelle minorité dans la capitale britannique, constituant juste 45% de ses résidents.

O‎‎‏ù sont-ils donc allés?

Si certains pensent que cela est notamment le résultat d'une émigration très forte ayant forcé la population blanche à "fuir" la ville, cela ne peut expliquer qu'en partie ce phénomène.

Cela est certainement lié aussi aux aspirations d'une classe moyenne et d'une réussite sociale.

Alors que la population blanche de Londres a baissé de 620.000, elle a par contre connu une hausse de 220.000 personnes sur le reste de l'Angleterre et le pays de Galles entre 2001 et 2011, soit une baisse générale de 400.000 due principalement à un taux de natalité très bas.

A titre d'exemple, la municipalité de Dagenham a connu un changement phénoménal dans sa structure culturelle.

En 2001, quelque 80% des résidents étaient blancs. En 2011, ils n'étaient plus que 49%.

Cependant, il apparait clairement dans les dernières études que la population blanche a éprouvé un besoin de se réfugier dans les zones rurales, non pas forcément pour fuir les autres nationalités de Londres, mais pour réaliser un rêve.

Avec la hausse de la valeur immobilière à Londres, beaucoup de personnes, dont les emplois étaient menacés par la fermeture d'usines comme celle de Ford, ont préféré vendre leurs maisons pour s'acheter des propriétés plus spacieuses et moins chères en zone rurale.

A Barking et Dagenham, le nombre d'emplois a baissé d'un quart.

Dans ces localités, ces populations blanches sont progressivement remplacées par d'autres groupes ethniques comme les Noirs venus d'Afrique et qui ont réussi à s'insérer dans le tissu professionnel.

Aujourd'hui, pour attester du changement culturel à Londres, il est intéressant de noter que le polonais y est la deuxième langue la plus parlée.