L'Iran défend son programme nucléaire

  • 5 avril 2013
Saeed Jalili
Saeed Jalili, le principal négociateur iranien

Avant une nouvelle rencontre avec les puissances mondiales, l'Iran a revendiqué, dès jeudi, le maintien de son programme nucléaire controversé.

A Almaty au Kazakhstan, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Chine) avec l'Allemagne ont entamé vendredi une "session plénière" de négociations avec l'Iran.

Saeed Jalili, principal négociateur iranien avec les puissances mondiales, a rappelé en préambule les intentions d'enrichissement en uranium de son pays.

Téhéran a toujours démenti les suspicions selon lesquelles l'Iran envisage de développer des armes nucléaires.

La Haute représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères Catherine Ashton, a indiqué à l'approche des négociations, espérer une réponse de l'Iran "mesurée, bien pensée afin d'essayer d'atteindre un accord pour aller de l'avant".

Le diplomate iranien Ali Bagheri a expliqué vendredi après les premières discussions que son pays avait présenté une contre-proposition sans préciser si elle répondait aux attentes des puissances mondiales.

"Lors de la première session plénière, ce matin, son excellence Dr Jalili leur a présenté des plans spécifiques et des propositions pour entamer un nouveau cycle de coopération avec l'Iran."

Plusieurs discussions sont au programme au Kazakhstan mais elles s'annoncent difficiles.

En février dernier, déjà au Kazakhstan, les dernières négociations s'étaient achevées sur un étonnant mais mesuré optimisme de toutes les parties.

L'Iran avait alors qualifié les négociations de "positives" tandis que les puissances mondiales s'étaient contentées de les juger "utiles".

Les 5+1 avaient alors présenté une offre prévoyant la "suspension" et non plus "l'arrêt" des activités d'enrichissement d'uranium à 20% en Iran.

Ils avaient proposé en échange d'atténuer certaines sanctions sur le commerce de l'or et le secteur pétrochimique, qui étranglent l'économie iranienne.