Des soldats maliens défilent à Paris

  • 14 juillet 2013
Des soldats maliens défilant sur les Champs Elysées pour le 14 juillet
Image caption Des soldats maliens défilant sur les Champs Elysées pour le 14 juillet.

Le défilé du 14 juillet sur les Champs Elysées s'est ouvert cette année à Paris avec la participation de 55 soldats maliens, suivis par 84 autres de la Misma, la Mission internationale de soutien au Mali et de 54 autres de la Minusma, qui va remplacer la Misma.

Ils étaient accompagnés par 221 soldats français de l'opération Serval, nom de l'intervention française au Mali depuis janvier pour chasser les groupes islamistes armés du nord du Mali.

A la tribune le président François Hollande avait à ses côtés le président malien par interim Dioncounda Traoré, Ivo Josipovic, le président de la Croatie qui est devenu le 28e membre de l'Union européenne, et Ban Ki-moon, le secrétaire général de l'Onu.

Treize ministres de la Défense des pays africains qui participent aussi aux opérations au Mali, étaient aussi dans les tribunes.

Environ 3.200 militaires français sont toujours déployés au Mali, pour faciliter notamment l'organisation de l'élection présidentielle dont le premier tour est prévu le 28 juillet.

Image caption Ban Ki-moon, François Hollande et Dioncounda Traoré regardant la patrouille de France survolant les Champs Elysées.

Auparavant à bord d'un véhicule de commandement, le président français a passé en revue les troupes depuis l'Arc de Triomphe avant de descendre les Champs Elysées, escorté par les cavaliers de la Garde Républicaine, donnant ainsi le coup d'envoi du défilé.

Sur son passage, quelques huées et sifflets ont été entendus, provenant d'opposants au mariage homosexuel.

A l'issue du défilé, le président renouera avec la tradition de l'entretien télévisé avec deux journalistes au palais de l'Elysée, pour livrer son "éclairage sur les quatorze premiers mois" de sa présidence.

Confronté à une situation économique et sociale préoccupante, M. Hollande s'attachera à démontrer qu'il est "un président qui tient son cap et qui se bat contre le chômage".

Les experts restent très dubitatifs sur sa capacité à tenir sa promesse d'inverser la courbe du chômage à la fin de l'année, au moment où le nombre demandeurs d'emploi a dépassé 3,2 millions.

Seulement 30% des personnes interrogées disent en être satisfaits dans un récent sondage Ifop.