Inde: mort de 22 écoliers intoxiqués

Image caption Une femme pleure la mort de son petit-fils, empoisonné, dans l'Etat du Bihar, le 17 juillet 2013.

Des violentes manifestations ont éclaté en Inde dans l’Etat pauvre de Bihar, après la mort de 22 écoliers, victimes d’une intoxication alimentaire.

Les enfants avaient consommé mardi un repas scolaire gratuit.

Selon les premiers éléments d’une enquête préliminaire, les aliments - du riz, du soja et des pommes de terre- pourraient avoir été contaminés par un pesticide.

Une trentaine d’enfants étaient toujours hospitalisés dans différents hôpitaux de l’Etat du Bihar, le plus peuplé et le plus pauvre de l’Inde.

20 enfants décédés mardi, âgés de 4 à 10, ont été inhumés mercredi.

Le drame a déclenché la colère des habitants de Chhapra, la ville principale dans la région du Suran.

Des centaines de personnes ont brisé les vitres de cars scolaires, et incendié 4 véhicules de police.

Les manifestants demandaient des mesures fermes contre les fonctionnaires responsables, selon eux, de la mort des enfants.

Au total, 47 enfants de la même école sont tombés malades dans le village Dharmasati Gandaman.

Un médecin de l'hôpital de Chhapra a déclaré: “quand les enfants ont été examinés, ils souffraient de congestion pulmonaire sévère, et leurs pupilles étaient dilatées. Ce sont les symptômes d’un empoisonnement aux organophosphorés.”

Les insecticides organophosphorés sont très toxiques pour l’homme et pour les animaux, surtout avant d’être dilués.

“Mes enfants étaient partis à l'école pour apprendre. Ils sont revenus à la maison en pleurant et en disant qu'ils avaient mal", a témoigné un père à la television indienne.

Le chef du gouvernement du Bihar, Nitish Kumar, a ordonné l'ouverture immédiate d'une enquête et annoncé qu'une équipe d'experts en médecine légale avait été dépêchée.

Le programme de repas gratuit en Inde couvre 120 millions d’enfants, dans 1,2 million d'écoles, dans l’ensemble du pays.

Ce programme a été introduit pour lutter contre la faim et encourager la scolarisation, mais est parfois critiqué pour son hygiène.