Syrie: l'Amérique "prête à l'assaut"

Image caption Selon Hagel, il n'en tient qu'à Obama pour que les frappes commencent contre la Syrie

Selon le Secrétaire d'Etat américain à la Défense, Chuck Hagel, les forces américaines sont "prêtes" à lancer des frappes sur la Syria si le Président Barack Obama en donnait l'autorisation.

"Nous avons positionné du matériel de sorte à pouvoir exécuter et se conformer avec toute option que le Président viendrait à prendre," a déclaré Chuck Hagel dans une interview à la BBC.

Le Secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a déclaré qu'il y avait des preuves "irréfutables" que la Syrie s'est servie d'armes chimiques.

Quant au Royaume Uni, il élabore des plans de contingence pour une action militaire éventuelle contre Damas.

10 Downing Street insiste que toute action serait appropriée, légale et interviendrait suite à une concertation avec les alliés internationaux.

Fausse excuse

David Cameron, qui a écourté ses vacances, devrait annoncer s'il convoquerait en session extraordinaire le Parlement.

Dore et déjà la pression se fait forte sur les députés dont le gouvernement attend le soutien en cas de décision de frappes militaires contre la Syrie.

Une attaque à l'arme chimique aurait été perpétrée mercredi dernier près de Damas, tuant plus de 300 personnes.

Les rebelles syriens attribuent l'attaque au gouvernement, tandis que le Ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Moualem, soutient qu'il s'agit d'un "pur mensonge".

Il a accusé les Etats Unis de vouloir intervenir dans son pays sur la base d'une "fausse excuse".

Un porte-parole de Downing Street a déclaré que le Royaume Uni envisage une réaction appropriée, tout en continuant d'examiner un certain nombre de preuves, dont celles présentées par les inspecteurs en armement des Nations Unies.

Prête à punir

Il faut rappeler que ces inspecteurs onusiens ont visité le site de l'attaque lundi, mais avant d'y accéder, leur convoi a été pris pour cible par des tireurs embusqués.

La France qui s'était longtemps préoccupée du sort des civils syriens depuis le début du conflit, a également haussé le ton.

"La France est prête à punir ceux qui ont pris la décision infâme de gazer des innocents," a déclaré mardi le Président Français François Hollande.

Pour Hollande, la guerre civile en Syrie est aujourd'hui une menace pour la "paix du monde".

Hollande qui s'exprimait lors d'une déclaration de politique étrangère à Paris, a invoqué "la responsabilité de protéger les civils", conformément aux règlements des Nations Unies.

Lire plus