L'embarras de la France sur la Syrie

  • 2 septembre 2013

La France, en pointe pour intervenir en Syrie, est désormais isolée, après le rejet de la force par les députés britannique et face à Washington qui dit désormais attendre un vote du congrès

Ce qui fait qu'à l’Elysée, l’embarras est évident.

La semaine dernière devant les ambassadeurs français, réunis à Paris pour leur traditionnelle conférence annuelle, François Holande assurait qu’il fallait rapidement punir Bachar El Assad.

Quelques jours plus tard, le président de la république fait le dos rond. Car après le refus britannique de s’engager en Syrie, la coalition occidentale contre le régime syrien ne reposait plus que sur le duo France/Etats-Unis

Or voici que Barack Obama a décidé ce week-end de demander le feu vert du congrès américain.

Et il faut attendre le 9 septembre, soit dans une semaine, pour ce vote du Congrès.

Du coup, Francois Hollande se retrouve isolé sur la scène internationale.

Cette situation est donc embarrassante, mais l’Elysée la minimise en rappelant que Barrack Obama a pris soin de prévenir au téléphone François Hollande de son intention d’attendre le vote du Congrès.

Il n’empêche, tant que les Etats-Unis ne font rien, pas question pour la France d’intervenir seule

Alors, en attendant, le pouvoir à Paris essaye de persuader l’opinion publique, largement opposée à l'idée qu’il faut agir en Syrie.

Document secrets à l’appui, Le Premier Ministre Français Jean Marie Ayrault avait rendez-vous en fin d’après-midi lundi avec les principaux parlementaires pour apporter des preuves de l’utilisation d’armes chimiques par l’armée de Bachar El assad

Le gouvernement dispose d’une note de synthèse des services de renseignement expliquant que l’arsenal chimique syrien est l’un des plus importants au monde et que des produits interdits par les conventions internationales ont bien été utilisés contre l’opposition syrienne.

Et puis, Mercredi, François ira devant l’ensemble des parlementaires pour défendre l’option militaire contre Bachar El Assad.

Aucun vote n’est pour l’instant prévu de cette session extraordinaire du parlement; ce que déplore l’opposition et même une partie de la majorité.