Le G20 est resté divisé sur la Syrie

  • 6 septembre 2013
Le président  Barack Obama discutant avec le président du conseil italien Enrico Letta et le premier mininstre britannique David Cameron.
Image caption Le président Barack Obama discutant avec le président du conseil italien Enrico Letta et le premier mininstre britannique David Cameron.

Les dirigeants des pays participant au sommet du G20 à Saint-Petersbourg n'ont pas réussi à surmonter leurs divisions sur une éventuelle intervention militaire en Syrie, sur fond de tensions entre les présidents Barack Obama et Vladimir Poutine.

A l'issue du sommet, dans un communiqué les Etats Unis, le Royaume Uni, la France, l'Italie, la Turquie et l'Arabie Séoudite, ainsi que l'Australie et le Canada, ont déclaré que des preuves indiquaient clairement que le régime syrien était l'auteur des attaques à l'arme chimique qui ont fait plusieurs centaines de morts dans une banlieue de Damas il y a quinze jours.

Les signataires, tout en prônant une ferme action sous l'égide de Nations unies, affirment que le monde ne peut attendre indéfiniment sous peine d'accroître les souffrances en Syrie et l'instabilité dans la région.

Ils demandent que les experts onusiens qui ont enquêté sur les attaques chimiques, remettent le plus tôt possible leur rapport le plus rapidement possible au secrétaire-général des Nations unies.

Barack Obama, le président des Etats unis, a affirmé qu'une action était légitime et nécessaire quand le Conseil des Nations unies est paralysé comme c est le cas sur le dossier Syrien.

Le président français François Hollande a assuré vendredi qu'il attendrait le rapport des inspecteurs de l'ONU sur l'attaque chimique du 21 août en Syrie avant d'ordonner des frappes contre le régime de Damas, et qu'elles ne viseraient que des cibles militaires.

Mais le plus petit dénominateur commun sur lequel les 20 pays participants se sont finalement mis d'accord, a été une condamnation générale de l'usage des armes chimiques.

Les Etats-Unis et leurs alliés, dont la France et l'Arabie séoudite, accusent le régime de Bachar al-Assad d'avoir tué plus de 1400 civils dont quatre cents enfants le 21 août lors d'attaques à l'arme chimique dans une banlieue de Damas.

Mais selon les opposants à une intervention, dont principalement la Russie, les preuves avancées par les Occidentaux ne sont pas convaincantes.

L'ambassadrice américaine à l'Onu, Samantha Power, s'en est vivement pris à la Russie, accusée de "prendre le Conseil de sécurité en otage" en bloquant, ainsi que la Chine, toute décision sur la Syrie.

A Saint-Pétersbourg, lors d'une rencontre avec le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, M. Obama avait exprimé le voeu que les leaders mondiaux admettent" que l'utilisation d'armes chimiques en Syrie n'était pas seulement une tragédie mais aussi une violation du droit international qui devait être réglée".

Dans ce contexte lourd de menaces, l'Onu et la Vatican tentent de peser en faveur de la paix.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a averti en marge du sommet que des frappes sur la Syrie pour sanctionner l'utilisation d'armes chimiques par le régime, entraîneraient une aggravation des violences sectaires.

'Fournir des armes à l'une ou l'autre n'est pas la réponse. Il n'y a pas de solution militaire", a-t-il dit.

Le représentant de l'Onu, Lakhdar Brahimi qui est aussi celui de la Ligue arabe, a été invité à faire avancer la conférence internationale pour la Syrie, dite Genève-2.

(Le président français François Hollande, favorable à une intervention, s'est notamment entretenu avec le Premier ministre de la Turquie, Recep Tayyip Erdogan, partisan de l'option militaire et qui a ordonné un renforcement des troupes à la frontière syrienne, selon les media turcs.

La tension monte à mesure qu'approche le 9 septembre, date officielle de la rentrée des parlementaires américains qui seront appelés à se prononcer pour ou contre des frappes américaines.

Le Premier ministre britannique David Cameron, qui a écarté toute participation du Royaume-uni à des frappes sur la Syrie, après le rejet d'une motion du gouvernement par les députés, a invité les pays du G20 à se mobiliser faciliter la mission des organisations humanitaires, au besoin en instaurant des accès sécurisés et en faisant sauter les obstacles bureaucratiques imposés par le régime de Bachar al-Assad.

Dans ce contexte lourd de menaces, l'Onu et la Vatican tentent de peser en faveur de la paix.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a averti en marge du sommet que des frappes sur la Syrie pour sanctionner l'utilisation d'armes chimiques par le régime, entraîneraient une aggravation des violences sectaires.

'Fournir des armes à l'une ou l'autre n'est pas la réponse. Il n'y a pas de solution militaire", a-t-il dit.

Le représentant de l'Onu, Lakhdar Brahimi qui est aussi celui de la Ligue arabe, a été invité à faire avancer la conférence internationale pour la Syrie, dite Genève-2.

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