Bachar el Assad pose ses conditions

Bachar al-Assad s'est engagé à placer les stocks d'armes chimiques sous contrôle international.
Image caption Bachar al-Assad s'est engagé à placer les stocks d'armes chimiques sous contrôle international.

Le président syrien Bachar al-Assad s'est engagé à placer sous contrôle international les stocks d'armes chimiques de son pays, mais seulement si les Etats-Unis ne menacent plus son pays et cessent de livrer des armes aux rebelles.

Une déclaration faite peu avant l'ouverture des négociations entre Américains et Russes.

Dans cet entretien accordé à la chaîne publique russe Rossia 24, le président syrien, Bachar al-Assad, a assuré que "dans quelques jours, la Syrie enverra un message à l'ONU et à l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques, dans lequels figureront les documents techniques nécessaires pour signer l'accord".

Les Nations unies ont confirmé avoir reçu "un document" en cours de traduction".

La Convention sur l'interdiction des armes chimiques (CIAC), entrée en vigueur en 1997, interdit la fabrication, le stockage et l'utilisation d'armes chimiques.

Bachar al-Assad affirme que "les menaces des Etats-Unis" de punir le régime accusé d'avoir utilisé des armes chimiques "n'ont pas eu d'influence sur cette décision".

Jeudi matin un haut responsable du département d'Etat accompagnant John Kerry, arrivé à Genève, a déclaré que Washington attendait du régime syrien je cite qu'"il déclare au plus vite l'intégralité de son arsenal" comme démonstration de son engagement à mettre en application la proposition faite lundi par Moscou.

Le président Barack Obama a dit de son côté avoir "bon espoir" que les pourparlers de Genève aboutissent à des "résultats concrets".

Les discussions, prévues pendant deux jours, et auxquelles participent des experts en désarmement, vont porter sur la façon de placer l'arsenal chimique syrien sous contrôle international, à la suite de l'initiative russe qui a éloigné la menace de frappes aériennes occidentales ciblées en Syrie.

"C'est une chance pour la paix en Syrie et il ne faut pas la laisser passer", a déclaré Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères à son arrivée à Genève.

Les Russes ont transmis aux Américains un plan en quatre étapes.

Outre l'adhésion de la Syrie à l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques le régime syrien devra révéler la localisation de son arsenal, évalué par certains experts à 1.000 tonnes, puis autoriser l'accès d'inspecteurs de l'OIAC et décider de la manière de le détruire.

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