Islamabad libère l'ex n2 d'Omar

Un contrôle de sécurité à Karachi.
Image caption Un contrôle de sécurité à Karachi.

Au Pakistan, l'ancien responsable adjoint des Talibans, le mollah Abdul Ghani Baradar, et ex-bras droit du mollah Omar, a été remis en liberté.

La libération du mollah Baradar, annoncée par un porte-parole du ministère pakistanais de l'Intérieur, vise, selon Islamabad, à "faciliter le processus de réconciliation afghan".

Plus de 30 Talibans ont été libérés des prisons pakistanaises ces derniers mois.

La remise en liberté du mollah Baradar, était très attendue par les autorités afghanes.

Un conseiller politique du gouvernement de Kaboul a fait savoir que le mollah Baradar, était, je cite, un "ambassadeur pour la paix".

Il y a de cela quelques années, cette possibilité n'était même pas envisageable lorsque le gouvernement afghan épaulé par les forces internationales se battait contre les militants talibans.

Baradar fait partie des fondateurs du mouvement des Talibans dans les années 1990.

Il a occupé des postes importants dans le gouvernement lorsque ce mouvement a dirigé le pays de 1996 à 2001.

Une libération censée favoriser le dialogue

Après l'intervention des Occidentaux, il s'est réfugié au Pakistan d'où il organisait des attentats en Afghanistan.

Le mollah Baradar avait arrêté début 2010 à Karachi, lors d'une opération menée par la CIA américaine et des agents pakistanais.

Les Etats Unis auraient exercé des pressions sur le Pakistan en vue de sa libération pour faciliter un retour à la stabilité et la paix dans la région.

Le gouvernement afghan, tente depuis des années de négocier avec les talibans.

Kaboul s'est immédiatement félicité de cette décision prise quelques semaines après une visite du président afghan Hamid Karzaï à Islamabad.

Islamabad, allié de Washington a été soupçonné de double jeu avec les groupes armés islamistes, et accusé de saboter les initiatives de paix en Afghanistan, ravagé par plus de 30 ans de guerres.

Depuis 2012, le Pakistan, lui même aux prise avec une violente rébellion talibane locale, s'est toutefois dit près à favoriser un processus de paix en Afghanistan.