Elections cruciales en Allemagne

  • 22 septembre 2013

Près de 62 millions d'Allemands votent dimanche pour le renouvellement du parlement fédéral. Le maintien à son poste de la chancelière Angela Merkel pour un troisième mandat ne fait guère de doute car son parti, les Démocrates-Chrétiens, est assuré d'être le groupe le plus important au Bundestag.

Ils élisent les 598 députés du Bundestag, qui désignent ensuite le/la chancelier/e.

Cependant les Démocrates-Libéraux, membres de la coalition gouvernementale sortante, risquent de ne pas dépasser les 5pc des suffrages exprimés nécessaires pour avoir des élus au parlement.

Le dernier sondage de l'institut Emnid paru dimanche dans le journal Bild am Sonntag, crédite les conservateurs d'Angela Merkel (CDU/CSU) de 39% et le parti libéral FDP de 6%, soit un total de 45% qui ne leur assure pas une majorité.

Dans ce cas Madame Merkel pourrait envisager la formation d'une grande coalition avec les Sociaux-Démocrates, dirigés par Peer Steinbrueck.

Une autre hypothèse est la formation d'une coalition comprenant les Sociaux-Démocrates, le parti de gauche et les Verts.

Ce scrutin revêt aussi une grande importance pour l'Union européenne, car l'Allemagne est la première économie et a joué un rôle central dans la crise de l'euro, la monnaie unique.

Fait nouveau, les anti-euro de l'AFD qui sont à 4%, tout proche du seuil des 5% pour entrer au Bundestag (chambre basse du Parlement).

Mais les instituts de sondage n'excluent pas un score supérieur grâce au vote protestataire.

En sortant du bureau de vote, à Berlin, Angela Merkel a déclaré: "je vous demande de me donner un mandat clair de sorte que je puisse servir le pays, pendant encore quatre ans, pour une Allemagne plus forte, respectée en Europe, qui défend ses intérêts mais est aussi l'amie de beaucoup de pays".

A Franfort, le dirigeant du SPD, Peer Steinbrueck, a déclaré à ses supporters qu'il croyait la victoire possible.

"Les électeurs décideront", a-t-il dit, "pas de commentaires pour le moment".

Le SPD, parti en campagne avec son programme le plus à gauche depuis longtemps, s'est engagé à instaurer un salaire horaire minimum généralisé de 8,50 euros dès février 2014.