Le Royaume-Uni presse l'Iran

William Hague
Image caption William Hague, le ministre britannique des affaires étrangères

Le ministre britannique des affaires étrangères affirme que l’Iran risque des sanctions si les négociations sur le nucléaire iranien n’aboutissent pas.

William Hague a regretté que le front commun tenu par les puissances mondiales ce week-end pour encadrer les activités nucléaires iraniennes n’ait pas abouti.

Il reste encore "des divergences " selon le diplomate mais "la plupart sont légères ", a-t-il nuancé.

Les négociations visent à trouver un accord provisoire, censé mettre en selle un accord permanent.

L’objectif est d’établir les sanctions applicables à l’encontre de la République islamique d’Iran par les membres du groupe 5+1 (les pays membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU, les Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Chine, ainsi que l'Allemagne).

Les négociations doivent reprendre le 20 novembre prochain.

Mais beaucoup d’observateurs internationaux indiquent que le refus de signer l’accord préliminaire exprimé par la France n’a pas permis de voir d'aboutissement ce week-end.

En déplacement à Abu Dhabi, le secrétaire d’Etat américain John Kerry a déclaré : "les Français ont refusé de signer et nous avons pareillement refusé".

Mark Hibbs, un expert nucléaire base à Berlin, a commenté ainsi : "certains représentants européens n’étaient pas prêts à suivre le rythme adopte par les Américains".

Dimanche, le président iranien Hassan Rohani avait annoncé que son pays ne renoncerait pas à ses droits nucléaires.