Greenpeace nie avoir mal préparé son action

  • 23 novembre 2013
Des militants de Greenpeace devant le Kremlin demandent la libération de l'équipage de l'"Artic 30", le 6 novembre 2013

L'organisation a rejeté les accusations de mauvaise préparation de son opération contre une plateforme d’extraction pétrolière russe.

John Sauven, le directeur de Greenpeace en Grande Bretagne a déclaré que l’équipe avait été entièrement briefée avant l’opération, et que les autorités russes avaient réagi avec excès

Cinq Britanniques faisaient partie des vingt-neuf membres de l’équipage libérés sous caution vendredi, après deux mois passés dans les geôles russes.

Presque tous les membres de l'équipage de l'Arctic-Sunrise sont donc sortis de prison sous caution, mais la justice internationale demande à ce qu'ils puissent aussi quitter la Russie.

Le journaliste Kieron Bryan avait en effet déclaré avoir entendu des rires fuser lorsque l’équipe avait été informée des risques d’accusation de piraterie lors d’un briefing précédant le voyage.

Le journaliste, âgé de 29 ans, était chargé de filmer les militants. Il fait partie des membres de l'équipage relâchés vendredi.

"Nous devons discuter en toute honnêteté, et j’aimerais beaucoup discuter avec Greenpeace de ce qu'il risque de se passer à l’avenir », a déclaré le journaliste.

Pour John Sauven, les autorités russes se sont illégalement emparées du navire de l'organisation, puisque celui-ci se trouvait dans les eaux internationales.

“Il s’agissait d’une manifestation totalement pacifique. Ces accusations sont absurdes et elles devraient être abandonnées », a ajouté le directeur de Greenpeace en Grande Bretagne.

L’équipe du bateau de Greenpeace, le Artic Sunrise, composée de personnes originaires de 16 pays différents, a été arrêtée par les autorités russes le 19 septembre, accusée d’abord de piraterie, puis d’hooliganisme, après avoir tenté de déployer une banderole sur une plate-forme du géant russe Gazprom.