Ouverture du procès Hariri à la Haye

La salle d'audience du tribunal spécial pour le Liban avec au premier plan une maquette du lieu de l'attentat.
Image caption La salle d'audience du tribunal spécial pour le Liban avec au 1er plan une maquette du lieu de l'attentat.

Le procès des auteurs de l'attentat perpétré le 14 février 2005 contre Rafic Hariri a commencé jeudi matin devant le Tribunal spécial pour le Liban à la Haye aux Pays-Bas.

Mustafa Baddredine, Salim Ayyash, Oneissi et Hassan Sabra sont poursuivis pour complot terroriste et homicide.

L'attentat avait entraîné la mort de l'ancien premier ministre libanais et de 21 autres personnes.

Il y avait eu plus de 200 blessés.

Après neuf ans d'enquête, le tribunal a ouvert l'audience avec les déclarations du procureur, qui a estimé que "le peuple du Liban a droit à ces procès, pour entendre les preuves et connaître la vérité".

Des zones d'ombre

Si quatre hommes ont été identifié comme les organisateurs de l'attentat, aucun commanditaire n'a à ce jour été désigné.

Sur l'aspect technique, le dossier du procureur semble solide.

Il a présenté de nombreuses pièces à conviction, annoncé que plusieurs experts viendront déposer.

Une maquette de la scène de crime a été placée par le procureur au centre du prétoire, tandis que des photos des victimes défilaient sur les écrans.

Dans les rangs des parties civiles, une femme s'est effondrée en larmes.

Une certaine émotion était perceptible dans la galerie du public.

Saad Hariri, son fils, lui-même ancien ex-premier ministre libanais était présent, avec plusieurs personnalités libanaises.

Il a affirmé que le procès contribuera à promouvoir la justice et la démocratie dans un pays, toujours en proie aux violences politiques.

Seul le box des accusés est resté désespérement vide.

Les quatre accusés, considérés comme des sympathisants du Hezbollah par le procureur, sont en effet jugés par contumace.

Depuis leur mise en accusation, le Liban n'est pas parvenu à les localiser et les arrêter et le tribunal, qui n'a pas de mandat de police, doit s'en remettre aux autorités libanaises.

Au cours des prochains jours et après le procureur, les parties civiles et les avocats des accusés s'exprimeront à leur tour, avant l'audition des premiers témoins.

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