Yanukovych critique l'opposition

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Image caption Les manifestants anti-gouvernementaux occupent toujours les bâtiments officiels et continuent de manifester en pleine rue, dans des températures hivernales.

De l’avis du président ukrainien Viktor Yanukovych, son administration a « rempli toutes ses obligations » pour mettre fin à la crise politique dans le pays.

Mais l’opposition continuent « d’attiser » les passions estime-t-il.

Le communiqué un brin provocateur a été publié sur le site présidentiel, alors que les manifestations anti-gouvernementales prennent un tour violent et s’étendent à d’autres villes du pays.

Les manifestants et l'opposition ont réussi à arracher au président une série de concessions.

Ces déclarations font suite à une annonce étonnante : le président ukrainien, âgé 63 ans, s’est mis en congé maladie, officiellement pour cause de problèmes respiratoires et d’une fièvre élevée.

Les manifestations ont débuté en novembre dernier, en réaction à la décision de Yanukovych de ne pas signer un traité avec l’Union européenne, favorisant à la place un accord de sauvetage financier avec la Russie.

Les manifestants anti-gouvernementaux occupent toujours les bâtiments officiels et continuent de manifester en pleine rue, dans des températures hivernales.

Loi d'amnistie

Quelques jours plus tôt, le président Yanukovych avait accepté la démission du Premier ministre et de son cabinet, proposant des portefeuilles à l’opposition- une offre ensuite rejetée.

Le Parlement ukrainien a voté en faveur de l’annulation d’une loi récente limitant le droit à manifester, qui avait envenimé la situation.

Une loi d’amnistie a été votée. Elle vise tous les manifestants emprisonnés à condition que les bâtiments officiels occupés par des protestataires soient entièrement évacués.

“Nous avons rempli toutes les obligations auxquelles les autorités s’étaient engagées », a dit le président Yanukovych.

« Cependant, l’opposition continue d’attiser les passions en appelant les Ukrainiens à rester debout dans le froid pour les simples ambitions politiques de quelques leaders. Ce n’est pas une bonne chose».