Syrie : les négociations dans l’impasse

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Image caption Lakhdar Brahimi, le médiateur de l'Onu dans la crise syrienne

Au lendemain de nouveaux pourparlers de paix à Genève, le conflit syrien semble s'enliser dans une impasse diplomatique irrémédiable.

Les porte-paroles sont au moins d'accord sur deux choses : les pourparlers de paix mènent vers une impasse et il faut stopper les violences.

Pour le reste, aucune concession de part et d'autre.

Le représentant de la délégation de l’opposition syrienne, Louai Al-Safi a déclaré que les représentants du gouvernement, ont une nouvelle fois, prouvé leur inflexibilité et refusé de tenir compte des suggestions faites par l'opposition, comme la création d'un organisme de réglementation transitoire.

"Le régime n'a pas soumis d'autres propositions sur la transition vers des pratiques démocratiques loin de la dictature, de l'effusion de sang, de l'imposition du pouvoir sur la population. Nous espérons recevoir des réponses positives. Nous n'en avons pas eues jusqu'à présent. Nous allons probablement faire une pause pendant un certain temps pour voir si le régime va s'engager à nouveau dans une solution politique".

Côté gouvernement, le vice-ministre syrien des affaires étrangères, Fayçal Mekdad, a déclaré qu'un accord serait possible si l'opposition annonçait son engagement à se joindre dans la lutte contre le terrorisme, ce que, pour l'instant, les opposants se refusent à faire.

Fayçal Mekdad pense que "ceux qui ne donnent pas une occasion de discuter et de s'accorder sur la lutte contre le terrorisme, ne font assurément pas partie du peuple syrien. Ils sont en contradiction avec les souhaits et les aspirations du peuple syrien. Nous voulons poursuivre nos discussions jusqu'à arriver à un accord sur ce point. Parce qu'il est crucial pour le peuple syrien et ceux qui prétendent les représenter de s'engager à arrêter l'effusion de sang en Syrie".

Le médiateur des Nations Unies Lakhdar Brahimi devrait tenir samedi une courte journée de pourparlers avant une pause durant laquelle il ira faire un compte-rendu devant l'ONU à New York.

Pendant ce temps, les violences se poursuivent en Syrie, où des rebelles ont fait exploser l'hôtel Carlton dans la vieille ville d'Alep, tuant au moins cinq soldats. Au Nord, ce sont 18 rebelles qui ont été tuées dans un attentat à la voiture piégée devant une mosquée de al-Yadouda.