France: poussée de l'extrême droite aux muncipales

  • 23 mars 2014
Marine Le Pen, la patronne du FN, s'est félicitée des premiers résultats donnant des candidats de son parti en tête dans plusieurs villes Copyright de l’image AP
Image caption Marine Le Pen, la patronne du FN, s'est félicitée des premiers résultats donnant des candidats de son parti en tête dans plusieurs villes

L'extrême droite est arrivée en tête dans plusieurs villes françaises, au premier tour des élections municipales, dimanche.

Ces élections ont été marquées par le recul de la gauche et la légère progression de la droite.

La droite obtiendrait en moyenne 48% des voix dans les communes de 3.500 habitants au moins, et la gauche 43%, tandis que le Front national obtiendrait 7%, rapporte l’AFP, qui cite un sondage BVA pour Le Parisien-Aujourd'hui en France.

La fin de la bipolarisation

La patronne du Front national (FN), Marine Le Pen, s'est aussitôt félicitée des premiers résultats donnant des candidats de son parti en tête dans plusieurs villes.

"C’est la fin de la bipolarisation de la vie politique" entre la gauche et la droite, a-t-elle déclaré.

"Les conditions d'une grande victoire sont réunies pour le second tour", a résumé de son côté Jean-François Copé, président du principal parti d'opposition de droite, l’UMP.

Selon l’AFP, Copé appelé les électeurs du FN à "reporter leur voix" sur les candidats de son parti au deuxième tour, le 30 mars.

La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a appelé de son côté à tout faire "pour empêcher qu'un candidat FN emporte une municipalité" au deuxième tour.

Cette élection municipale constituait le premier grand test électoral pour le socialiste François Hollande, 22 mois après son élection à la présidence de la République.

Lors des dernières élections municipales, en 2008, l'abstention avait atteint 33,5%. Cette fois, les instituts de sondage Ifop-SAS, CSA et Harris Interactive l'ont située à environ 35%, un record.

Au plan national, le Front national espère conquérir dix à quinze villes.

Une première dans l’histoire

L’enjeu pour le Parti socialiste est de garder de grandes villes comme Toulouse ou Strasbourg et d’arracher la mairie de Marseille à un baron de l’UMP, qui brigue un quatrième mandat.

L’UMP espère pour sa part reprendre une trentaine de villes à la gauche.

Paris est aussi sous les projecteurs avec un duel de femmes, pour la première fois dans l’histoire, entre l’ex-ministre UMP Nathalie Kosciusko-Morizet et Anne Hidalgo, l’actuelle première adjointe du maire socialiste sortant Bertrand Delanoë, à la tête de la capitale depuis 2001.

Le scrutin vise à désigner pour six ans les conseillers municipaux dans quelque 36.700 communes, ceux-ci étant ensuite amenés à désigner parmi eux leur futur maire.