Turquie : des municipales à valeur de référendum

Erdogan devrait savoir, à l'issue des municipales, si sa légitimité souffre des accusations de corruption ou pas Copyright de l’image AP
Image caption Erdogan devrait savoir, à l'issue des municipales, si sa légitimité souffre des accusations de corruption ou pas

Les Turcs élisent ce dimanche leurs conseillers municipaux. Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan espère, à l’occasion de ce scrutin, balayer les accusations de corruption contre son régime.

Les élections municipales servent de référendum pour le chef du gouvernement turc, qui est éclaboussé par des révélations de corruption depuis décembre dernier.

Erdogan et le Parti de la justice et du développement (AKP) sont mis en cause dans plusieurs scandales de corruption. Il a dénoncé "une sale campagne" visant à renverser son régime.

Le scrutin concerne 52 millions d’électeurs, soit près des deux tiers de la population turque. Les premiers résultats officiels sont attendus vers 19 heures GMT.

L’AKP, au pouvoir depuis 2002, espère faire mieux qu’en 2009, où il avait remporté 38,8% des suffrages, aux élections municipales.

L'ampleur du score de l'AKP et le sort des deux plus grandes villes du pays qu'il dirige, Istanbul et Ankara, devraient déterminer la stratégie à venir du Premier ministre, dont le troisième et dernier mandat s'achève en 2015.

Malmenés par les accusations et les révélations, le gouvernement a répondu par des purges contre les juges et les policiers. Il a aussi bloqué Twitter et YouTube, ce qui qui lui a valu une avalanche de critiques, notamment de l'étranger.

Des rivalités liées au scrutin ont fait au moins huit morts et une vingtaine de blessés dans deux villages du Sud-est et du Sud du pays.