Eugene de Kock restera en prison

  • 10 juillet 2014
Eugene de Kock en 1998, condamné à deux peines à perpétuité, est en prison depuis 20 ans Image copyright AP
Image caption Eugene de Kock en 1998, condamné à deux peines à perpétuité, est en prison depuis 20 ans

Le ministre sud-africain de la Justice a annoncé jeudi le refus de mise en liberté conditionnelle d'Eugene de Kock, connu sous le nom de "tueur numéro 1" de l'Apartheid.

"Aucune des familles des victimes n'a été consultée", a déclaré le ministre sud-africain de la Justice et des Affaires pénitentiaires, Michael Masutha.

Ayant noté qu'Eugene de Kock, 65 ans, avait fait des progrès et qu'il avait des "rapports positifs", le ministre a ajouté que s'il n'avait pas approuvé la libération conditionnelle à ce stade, "un dossier plus approfondi serait transmis dans les12 mois".

Cet ancien colonel sud-africain de l'Apartheid est en prison depuis 20 ans pour avoir mené nombre d'enlèvements, de tortures et d'assassinats.

Le procès a révélé qu'en 1985, Eugene De Kock a utilisé une pelle pour tuer une de ses victimes, Japie Maponya, le frère d'un militant anti-apartheid, car son arme ne fonctionnait plus.

M. De Kock, a pourtant été décrit par certaines familles des victimes comme un homme ayant fait preuve de remords pour ses actions lorsqu'il était à la tête d'une unité anti-terroriste de la police d'un régime à minorité blanche.

La Commission Vérité et Réconciliation (TRC), qui a pour mandat d'examiner les violations des droits humains, avait accordé l'amnistie à Eugene De Kock pour une partie de ses crimes commis pendant l'Apartheid.