Israël s’approprie 400 hectares de terres

Le conseil des colonies de Gush Etzion a salué la naissance d'une "nouvelle ville". Copyright de l’image Reuters
Image caption Le conseil des colonies de Gush Etzion a salué la naissance d'une "nouvelle ville".

Washington a exhorté Israël à annuler sa décision de s'approprier 400 hectares de terres en Cisjordanie. Selon Washington, la mesure risque fortement d'affecter les négociations de paix.

Israël a décidé de s’accaparer 400 hectares proches de la colonie de Gva'ot, dans les environs de Bethléem.

Les parties concernées ont 45 jours pour faire appel.

Il s’agit de la plus grande saisie depuis 30 ans.

La mesure a été prise en représailles au meurtre de trois jeunes Israéliens en juin dernier dans la zone, selon les médias israéliens.

Les Etats-Unis la France et la Grande Bretagne ont déploré la décision de l’Etat hébreu l’appelant à faire marche arrière.

L’Egypte a également condamné la décision de l’Etat Hébreu évoquant une violation du droit international.

La décision d'accaparer ces 400 hectares est une "punition collective infligée aux Israéliens que l'on éloigne encore davantage d'une perspective de paix avec deux Etats (israélien et palestinien) pour deux peuples", a dénoncé Hagit Ofran, une responsable de l'association israélienne "La Paix maintenant".

Pour Washington, la mesure risque fortement d’affecter les négociations de paix et s’oppose à l’objectif fixé par Tel Aviv de parvenir à une solution négociée à deux Etats avec les Palestiniens.