"Nous trouverons les responsables de sa mort"

Copyright de l’image BBC World Service
Image caption Kayla, âgée de 26 ans, avait été enlevée alors qu'elle travaillait à Alep aidant les réfugiés

La mort du dernier otage américain de l'Etat islamique en Syrie, l'humanitaire Kayla Mueller, a été confirmée. "Les États-Unis trouveront et traduiront en justice les terroristes responsables de la captivité et de la mort de Kayla." a déclaré le président Obama.

Rendant hommage à la jeune fille, celui-ci a affirmé qu’elle représentait "ce qu’il y a de mieux aux Etats-Unis". Dans son communiqué, il insiste: "Elle nous été prise, mais son héritage perdure, inspirant tous ceux qui luttent, chacun à leur manière, pour ce qui est juste."

La famille de Kayla a déclaré avoir "le cœur brisé" et a publié une lettre écrite par Kayla pendant sa captivité.

Restée forte durant sa captivité

Kayla, âgée de 26 ans, avait été enlevée alors qu'elle travaillait à Alep aidant les réfugiés, en 2013. Dans sa lettre écrite en 2014, elle tentait de rassurer sa famille, disant qu'elle avait été traitée avec "grand respect et gentillesse".

Copyright de l’image BBC World Service
Image caption La lettre de Kayla écrite en 2014: "Je sais que vous voulez que je reste forte. C’est exactement ce que je fais"

"Je ne peux écrire cette lettre qu’un paragraphe à la fois, rien que de penser à vous tous provoque chez moi une crise de larmes," ajoute-t-elle. "Je sais que vous voulez que je reste forte. C’est exactement ce que je fais."

Selon l’État islamique, elle aurait perdu la vie lors d’une frappe aérienne jordanienne, mais le Pentagone affirme qu'il n'y a "aucun doute" sur le fait qu’elle ait été directement tuée par l’organisation djihadiste. La Jordanie a également réfuté les allégations.

"Ressources considérables"

La mort de Mme Mueller a été confirmée après que sa famille ait été contactée en privé par les ravisseurs durant le week-end. Le renseignement américain a ensuite confirmé la validité du message.

Dans une interview, le président a également rejeté l'idée que les Etats-Unis auraient pu faire plus pour libérer la jeune fille. Obama a affirmé qu'il avait lancé une opération de sauvetage en 2014 pour libérer Kayla et d'autres otages, mais qu'il les avait "manqués à un ou deux jours près". Il a ajouté: "Nous avons consacré des ressources considérables et les consacrons toujours pour la libération des prisonniers et des otages partout dans le monde."

Ni la Maison Blanche ni la famille n’ont partagé les circonstances exactes de la mort de Kayla.