Mauritanie : 13 anti-esclavagistes à la barre

Birame Ould Abeid, président de l'ONG IRA lors de sa libération de prison le 3 septembre 2013 à Nouakchott Copyright de l’image Inpho
Image caption Birame Ould Abeid, président de l'ONG IRA lors de sa libération de prison le 3 septembre 2013 à Nouakchott

Le procès de treize militants de l'Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) inculpés "d'usage de la violence" et "attaque contre les pouvoirs publics", s'est ouvert mercredi à Nouakchott, la capitale.

Les accusés ont tous plaidé non coupable.

Une quarantaine d'avocats défendent les prévenus, arrêtés entre fin juin et début juillet pour leur implication présumée dans une manifestation violente en marge du déplacement forcé d'habitants de Ksar, un bidonville de Nouakchott, le 29 juin.

D'après les autorités locales, une dizaine de policiers avait alors été blessé par les manifestants en colère.

Les accusés risquent deux ans de prison

La défense a rejeté le "flagrant délit" évoqué par l'accusation, estimant que les 13 militants "ont été arrêtés chez eux ou sur leurs lieux de travail et non durant les émeutes".

S'ils sont déclarés coupables, les accusés risquent jusqu'à deux ans de prison assortie d'une amende.

Mercredi des dizaines de militants de l'IRA se sont massés devant le Palais de justice pour soutenir les prévenus.

Des forces de l'ordre étaient déployées, depuis la veille, autour de l'édifice.

Amnesty International et plusieurs autres ONG internationales réclament la libération des militants de l'IRA.

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