Le Soudan du Sud accepte l'envoi d'une force régionale

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Image caption Les affrontements du mois dernier ont fait des centaines de victimes et des milliers de déplacés.

Selon l'organisation des Etats d'Afrique de l'Est, le Soudan du Sud a accepté le déploiement d'une force régionale sur son territoire, suite aux récents affrontements dans la capitale Juba.

Le gouvernement sud-soudanais avait au préalable refusé l'idée de la présence d'une force d'intervention dans le pays, mais il a fait volte-face après la tenue en Ethiopie de la réunion des chefs d'Etat de l'Afrique de l'est.

Mais selon le porte-parole du gouvernement sud soudanais, d'autres discussions doivent se tenir afin de discuter du mandat, de la taille et du calendrier pour le déploiement de cette mission. Les diplomates redoutent que ces pourparlers s'éternisent.

Les pays d'Afrique de l'Est ont obtenu que leurs chefs-d'état-major aillent à Juba pour discuter des conditions de l'envoi de cette force régionale.

Il existe déjà dans le pays une force onusienne de 1200 casques bleus.

Par ailleurs, les chefs d'Etat à Addis Abeba ont appelé Riek Machar, l'ancien vice-président, à revenir à Juba et à reprendre ses fonctions. Personne ne sait où il se trouve depuis sa fuite de la capitale, après les récents combats.

Le vice-président nouvellement nommé a accepté de démissionner si Riek Machar décide de revenir occuper son poste dans le gouvernement de transition.

La nouvelle flambée de violence a fait des centaines de morts.

Depuis décembre 2013, les partisans du président Salva Kiir affrontent ceux de son adversaire Riek Machar.

Un conflit qui a fait des centaines de milliers de morts.