Le Burkina arrête d'exporter des peaux

Peaux d'animaux
Image caption Le commerce des peaux d'animaux entraîne une "surexploitation" des espèces animales, selon le gouvernement burkinabè.

Les autorités burkinabè interdisent les exportations de peaux d'ânes, de chevaux et de chameaux, qui rapportaient des milliards de francs CFA au pays.

L'interdiction de ce lucratif commerce est entrée en vigueur ce mardi.

Le nombre de peaux d'ânes exportées vers la Chine est passé de 1 000 au premier trimestre 2015 à plus de 18 000 au quatrième trimestre de la même année, selon les autorités burkinabè.

Les exportations ont augmenté en 2016, avec 64 951 peaux d'ânes exportées seulement en six mois.

Ce commerce entraîne une "surexploitation de l'espèce", selon le gouvernement burkinabè.

Il a pris un décret "réglementant l'abattage et interdisant l'exportation" des ânes et des produits dérivés de cette espère, a expliqué Adama Maïga, le directeur de la santé publique vétérinaire.

"Tout abattage doit se faire dans un abattoir (...) reconnu officiellement", a précisé M. Maïga.

L'abattage des ânes n'est pas nouveau au Burkina Faso où la viande est prisée dans certaines communautés.

Le boom des exportations de peaux d'ânes a fait grimper les prix du baudet.

Le prix de la peau d'âne est passé de 2.000 francs CFA à 30 000, voire 50 000, soit le prix de l'animal en pied il y a deux ans.

L'âne vivant est maintenant vendu entre 70 000 et 90 000 francs CFA.

Sur le même sujet

Lire plus