Au Burundi, un homme raconte les tortures subies

Arrestation de protestataires par la police burundaise anti-émeute lors d'une manifestation contre la candidature du président pour un troisième mandat. Musaga, banlieue de Bujumbura, 28 avril 2015. Copyright de l’image Getty Images
Image caption Arrestation de protestataires par la police burundaise anti-émeute lors d'une manifestation contre la candidature du président pour un troisième mandat. Musaga, banlieue de Bujumbura, 28 avril 2015.

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Le comité des Nations Unies a présenté un rapport accablant sur des centaines d'exécutions, de cas de torture et de viols commis au Burundi.

Ce pays d'Afrique orientale est plongé dans la tourmente politique depuis avril 2015, après la candidature du président Pierre Nkurunziza à sa propre succession et sa réélection controversée pour un troisième mandat.

"Ils m'ont fait une injection dans les testicules, raconte un homme à la BBC qui dit avoir été torturé par la police burundaise. Mais je n'ai pas pu voir ce qu'il y avait dans la seringue."

"Ils continuent de nous injecter et nous posent des questions sur les protestations. On leur dit qu'on ne sait rien, qu'on n'est pas descendu dans la rue, mais ils disent qu'ils ont des photos des manifestants."

L'ONU a recensé plus de 600 cas de torture au Burundi entre avril 2015 et avril 2016. Mais les responsables maintiennent que l'usage de la torture est interdit dans le pays.

Vendredi, l'ONU a présenté un rapport accablant sur des centaines d'exécutions, de cas de torture et de viols commis au Burundi.

L'organisation a indiqué qu'une "rhétorique génocidaire" avait été utilisée, et a donné deux mois au gouvernement pour répondre de ces accusations.

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