Risque de tension à Madagascar

Image caption La police malgache promet des mesures strictes pour empêcher la marche de ce vendredi

Les forces de l'ordre ont annoncé qu'elles ne lésineront pas sur les moyens pour empêcher le rassemblement non autorisé de ce vendredi.

L'opposition a annoncé qu'elle organisera ce jour une marche place de l'indépendance à Antananarivo pour dénoncer la situation économique du pays.

Le président de l'AFP, chef de file de l'opposition, Fanir Razafmantánana et d'autres leaders de la société civile malgache, qui ont appelé à défiler dans la rue, entendent dénoncer l'extrême pauvreté sur la grande île.

L'ancien premier ministre de la transition, Omer Beriziky estime que l'initiative est légitime.

Selon lui, il subsiste en ce moment une grave crise de confiance entre la population, les forces politiques et les forces vives autres que politiques.

Beriziky fait remarquer que "Lorsque ceux qui sont à la tête de l'Etat n'écoutent pas les appels incessants, la descente dans la rue est une forme d'expression." Ce n'est pas un coup d'Etat, c'est une forme d'expression" a-t-il déclaré.

La préfecture de police d'Antanarivo pour sa part indique que ce rassemblement risque provoquer des troubles.

Elle a mobilisé les forces anti-émeute pour prévenir d'éventuels débordements.

Des sources policières ont révélé que des individus armés auraient projeté d'infiltrer la manifestation et tirer sur la foule.

L'avenue de l'Indépendance sera quadrillée tôt le matin, des agents des renseignements circuleront en tenue civile et les zones commerciales seront placées sous haute surveillance.

Les risques d'affrontements sont élevés signalent des observateurs sur place.

Les plus pessimistes craignent des évènements similaires à ceux de 2009, qui avaient déclenché la crise à Madagascar.