RDC : libération de 24 prisonniers politiques

Copyright de l’image AFP
Image caption Fred Bauma va être libéré, comme 23 autres prisonniers politiques.

Le gouvernement de Kinshasa a décidé de libérer 24 prisonniers politiques. Parmi eux, Fred Bauma et Yves Makwambala, des jeunes activistes des mouvements citoyens Lucha et Filimbi, détenus sans jugement depuis plus d'une année.

Parmi les prisonniers libérés, il y a également le militant, défenseur des droits de l'Homme, Christopher Ngoy Mutamba. Il avait été arrêté lors des manifestations de janvier 2015 contre un projet de loi électorale controversé.

Mises à part ces trois personnalités dont la situation a été particulièrement médiatisée, 21 autres personnes, moins connues du public, vont retrouver la liberté. Il s'agit, pour l'essentiel, de militants d'opposition ou encore d'activistes pro-démocratie détenus à Goma, Kinshasa et Lubumbashi.

Par ailleurs, le ministre de la justice a annoncé la réouverture de deux chaines de télévision proches de l'opposition, fermées après les émeutes de janvier 2015.

Ces mesures sont prises dans le but de décrisper la tension politique, avant le dialogue proposé par le président Joseph Kabila.

Il y a près d'un mois, le chef de l'Etat avait gracié un premier lot de prisonniers politiques.

L'opposition juge que ce n'est pas suffisant.

Le Togolais Edem Kodjo, facilitateur pour le dialogue, s'est dit satisfait de la libération de cette deuxième vague de prisonniers politiques.

Le médiateur de l'Union africaine a estimé que l'un des préalables majeurs posés par l'opposition pour joindre la table des négociations, venait d'être levé, annonçant dans la foulée le début du dialogue dès la semaine prochaine.